Sélectionner une page
Modernisation de la chaîne TVA : changements majeurs dès le 1er mai 2026

Modernisation de la chaîne TVA : changements majeurs dès le 1er mai 2026

À partir du 1er mai 2026, le système de gestion de la TVA en Belgique évolue profondément. Ces changements visent à simplifier vos démarches, à rendre la gestion plus claire et à mieux sécuriser vos paiements, tout en exigeant un respect plus strict des délais.

Voici les informations clés à retenir pour votre entreprise.

Dès le 1er mai 2026, tous les paiements de TVA devront être effectués sur un nouveau compte bancaire : BE41 6792 0036 4210. Veillez à bien utiliser ce numéro pour vos virements afin d’éviter tout retard ou complication.

La plateforme en ligne MyMinfin deviendra votre outil principal pour consulter et gérer l’ensemble des paiements et crédits TVA. Cette centralisation vous permettra de suivre facilement votre situation fiscale en temps réel.

À partir des déclarations du 2ᵉ trimestre 2026, le compte courant TVA disparaît au profit du compte-provisions TVA. Ce nouveau compte regroupera toutes vos opérations périodiques de TVA, rendant la gestion plus transparente.

Le régime de tolérance qui permettait une certaine flexibilité pendant les vacances d’été sera supprimé. Toutefois, en 2026, une période transitoire offrira une application plus souple des pénalités, vous laissant un peu de marge pour vous adapter.

  • Vous pourrez demander un remboursement via votre déclaration périodique uniquement jusqu’au montant inscrit à la case 72.
  • Si vous disposez d’un crédit plus important, vous pourrez toujours le réclamer via MyMinfin, en utilisant le solde disponible sur votre compte-provisions TVA.
  • Si vos déclarations sont à jour, le solde sera automatiquement transféré vers le nouveau compte-provisions TVA.
  • En cas de déclarations manquantes, vous aurez quelques semaines pour régulariser votre situation. Passé ce délai, l’administration décidera si le solde sera remboursé ou utilisé pour couvrir des dettes éventuelles.

Ces changements, bien que bénéfiques sur le long terme, impliquent une vigilance accrue. Informez-vous dès maintenant, vérifiez vos déclarations et préparez vos paiements en tenant compte des nouvelles règles.

En tant que cabinet de conseil fiscal, juridique et comptable à Charleroi, spécialisé dans l’accompagnement des TPE et PME, nous sommes à votre disposition pour vous aider à naviguer sereinement pendant cette transition. N’hésitez pas à nous contacter pour un accompagnement personnalisé adapté à votre entreprise.

Retrouvez l’actu du cabinet sur nos réseaux sociaux !

Extension du régime de franchise TVA des petites entreprises à l’échelle européenne en 2025 

Extension du régime de franchise TVA des petites entreprises à l’échelle européenne en 2025 

À partir du 1er janvier 2025, le régime de franchise TVA des petites entreprises, qui permet aux assujettis avec un chiffre d’affaires limité de ne pas facturer la TVA sur leurs opérations, sera étendu aux opérations effectuées dans d’autres États membres. Cette mesure offre une nouvelle souplesse administrative pour les petites entreprises, qu’elles soient en Belgique ou dans d’autres pays de l’UE, et ce, notamment pour les sociétés, les indépendants et les professions libérales. 

Jusqu’à présent, ce régime s’appliquait uniquement au pays d’établissement de l’assujetti. Par exemple, un expert-comptable belge exerçant une activité localisée en France devait facturer la TVA française. Désormais, les petites entreprises, qu’il s’agisse d’un cabinet comptable ou d’une ASBL, pourront bénéficier de ce régime dans plusieurs États membres de l’UE, simplifiant ainsi leur gestion comptable et fiscale. 

Un exemple : une ASBL belge monétisant un site internet pourrait éviter de facturer la TVA néerlandaise si ses revenus aux Pays-Bas restent sous le seuil prévu. 

  1. Un seuil local dans l’État membre où le régime est demandé pour les activités qui y sont localisées, qui peut varier (jusqu’à 85 000 € selon le pays). 
  1. Un seuil européen de 100 000 €, qui correspond au chiffre d’affaires annuel total dans l’UE. Ce double seuil permet une gestion patrimoniale optimisée pour les entreprises qui souhaitent étendre leur activité tout en minimisant les charges fiscales. 

Les entreprises souhaitant bénéficier de ce régime dans un autre État membre devront notifier leur administration fiscale locale et soumettre une déclaration TVA trimestrielle. Cette simplification administrative est un réel atout pour les dirigeants de PME et d’indépendants, leur permettant d’éviter des démarches complexes et coûteuses. 

Ce régime de franchise TVA simplifie les obligations administratives pour les entreprises réalisant des opérations transfrontalières tout en les exonérant de la TVA sur certaines activités. Cela encourage une expansion internationale à moindre coût et offre des opportunités d’optimisation fiscale pour les entreprises de toutes tailles, et donc également celles basées en Wallonie ou à Charleroi. Les consultants fiscaux et les avocats spécialisés en gestion comptable et fiscale peuvent également accompagner leurs clients dans cette démarche. 

L’extension du régime de franchise TVA ouvre de nouvelles perspectives pour les petites entreprises et les assujettis exonérés, qu’ils soient actifs dans le secteur des services juridiques, de la gestion comptable, ou de l’expertise financière. Cette réforme facilite l’accompagnement juridique des entreprises qui souhaitent se développer au sein de l’UE, tout en évitant des charges administratives lourdes. C’est une opportunité à saisir pour les indépendants exerçant dans plusieurs États membres. 

Retrouvez l’actu du cabinet sur nos réseaux sociaux !

Modifications de la procédure TVA à partir du 1er janvier 2025 : ce que les entreprises et les indépendants doivent savoir 

Modifications de la procédure TVA à partir du 1er janvier 2025 : ce que les entreprises et les indépendants doivent savoir 

À partir du 1er janvier 2025, plusieurs changements importants entreront en vigueur concernant la gestion de la TVA, conformément à la Loi du 12 mars 2023 et ses arrêtés royaux. Ces ajustements auront un impact sur les entreprises, les indépendants, ainsi que sur les professions libérales. Voici les points essentiels à retenir pour éviter toute mauvaise surprise. 

I. Nouveaux délais pour les déclarants trimestriels

  •  Date limite de dépôt des déclarations : Le dépôt des déclarations pour les déclarants trimestriels sera désormais reporté au 25 du mois suivant le trimestre, contre le 20 actuellement. En ce qui concerne les déposants mensuels, la date de dépôt reste le 20.
  • Attention, la date de paiement reste fixée au 20 du mois suivant pour les déposants mensuels et au 25 du mois qui suit le trimestre pour les déposants trimestriels. 
  • Fin des tolérances pour dépôt tardif : Désormais, des sanctions fiscales seront automatiquement appliquées pour tout dépôt tardif, renforçant l’importance du respect des délais pour éviter des pénalités. 

II. Proposition de déclaration de substitution

  • En cas de déclaration manquante, l’administration enverra une proposition de déclaration de substitution.
  • Cette proposition pourra être envoyée dès le 1er jour du 4e mois suivant la période concernée, avec un montant basé sur la TVA la plus élevée des 12 mois précédents, et un minimum de 2 100 EUR.  
  • Après notification (par recommandé), vous disposerez d’un mois pour déposer la déclaration manquante. À défaut, le montant deviendra définitif.

Exemple : 

  • Déclaration manquante pour le 1er trimestre 2025 (dépôt attendu au plus tard le 25 avril 2025). 
  • Proposition envoyée le 1er juillet 2025, notifiée le 4 juillet 2025. 
  • Montant basé sur la TVA la plus élevée des 12 derniers mois : 4 200 EUR. 
  • Date limite pour régularisation : 4 août 2025. 
  • En cas de non-régularisation, le montant devient définitif. 

III. Restitution de la TVA : nouvelles règles

  • Les crédits de TVA pourront désormais être récupérés chaque mois pour les déclarants mensuels, ou chaque trimestre pour les déclarants trimestriels. 
  • Condition stricte : Aucun crédit de TVA ne sera restitué si toutes les déclarations des 6 derniers mois n’ont pas été déposées à temps. 
  • Les crédits non réclamés via la déclaration seront transférés sur le compte de provision TVA, accessible via MyMinFin. 

IV. Nouveau compte de provision TVA

Le compte courant TVA sera remplacé par un compte de provision TVA, géré directement via MyMinFin, afin de faciliter la gestion de vos crédits TVA.  

V. Paiement par domiciliation 

Une nouvelle option de paiement par domiciliation sera désormais disponible, offrant une plus grande souplesse pour régler vos obligations fiscales en toute simplicité. 

VI. Délai légal pour répondre aux demandes d’informations 

  • Le délai légal général pour répondre à toute demande d’informations est désormais de 1 mois, à partir du 3e jour ouvrable suivant la demande. 
  • Dans des cas spécifiques, comme une demande de restitution, ce délai sera réduit à 10 jours. 

Restez à jour avec les nouvelles procédures TVA 

Avec ces modifications, la régularité dans l’envoi de vos déclarations et documents fiscaux devient plus cruciale que jamais. En tant que profession libérale, indépendant ou dirigeant d’entreprise, assurez-vous de respecter les délais pour éviter des sanctions fiscales et des blocages dans vos restitutions de TVA. Pour un accompagnement optimal dans la gestion comptable et fiscale, n’hésitez pas à consulter notre cabinet comptable ou un de nos experts-comptables.

Retrouvez l’actu du cabinet sur nos réseaux sociaux !

Nouveautés en ce qui concerne la méthode de calcul de la TVA déductible des assujettis mixtes 

Nouveautés en ce qui concerne la méthode de calcul de la TVA déductible des assujettis mixtes 

Brève explication du terme « assujetti mixte »

Un assujetti mixte est un assujetti qui effectue des opérations soumises à la TVA et d’autres non soumises à la TVA. Tel est le cas, par exemple de certains artistes (par exemple, la prestation d’un artiste pour un organisateur est exemptée de TVA alors que la prestation du même artiste pour un autre artiste est soumise) ou de salles de spectacles organisées en ASBL pour qui le billet d’entrée est exemptée alors que l’activité de vente de boissons est en principe soumise à la TVA, ou d’un entreprise de travaux de construction dont l’activité est soumise à la TVA et qui, par ailleurs, possède des immeubles qu’elle donne en location, activité exemptée de TVA. 

Le calcul de la TVA pour un assujetti mixte

Alors qu’un assujetti qui n’effectue que des opérations soumises à la TVA pourra déduire l’intégralité des TVA sur les achats qu’il effectue (sous réserve des limitations légales bien entendu), un assujetti mixte ne pourra déduire la TVA qu’en utilisant des clés de répartition. 

Ceci est la conséquence du fait que la TVA ne peut être déduite que dans la mesure où l’assujetti effectue notamment des opérations soumises à la TVA, ceci conformément à l’article 45 CTVA. 

Afin de calculer la partie de TVA qui est déductible, l’article 46 CTVA détermine deux méthodes :

  • La méthode proportionnelle : en principe applicable et la méthode selon l’affectation réelle, applicable sur option de l’assujetti ou par décision de l’administration. Les modalités de ces règles sont fixées à l’A.R. n°3 du 10 décembre 1969 relatif aux déductions pour l’application de la taxe sur la valeur ajoutée. La méthode proportionnelle revient à déduire la TVA sur base d’une fraction représentée au numérateur du chiffre d’affaires soumis à la TVA et au dénominateur du chiffre d’affaires total. 
  • La méthode selon l’affectation réelle revient à décider l’application de clés de répartition spéciales en fonction de l’affectation des biens et services relatifs aux opérations effectuées par l’assujetti. 

Le choix de la méthode est important car l’une ou l’autre de ces méthodes peut conduire à des résultats très différents. 

Prenons un exemple concret

Imaginons le cas d’une entreprise exerçant une activité de courtier en assurances dont le chiffre d’affaires est composé de 30.000,00 euros de commissions et qui, par ailleurs, possédant des liquidités importantes, entend construire des entrepôts qu’elle va mettre en location, opération en principe soumise à TVA. Ces entrepôts coûteront 200.000 euros HTVA et seront loués chaque année 30.000,00 euros.  

  • En suivant le régime de la méthode proportionnelle, la TVA sur le prix d’achat de l’entrepôt ne sera déductible qu’à hauteur de la moitié. L’acheteur perdra donc 21.000,00 € dans l’aventure. 
  • S’il décide d’affecter la règle de l’affectation réelle, la TVA sur toutes les dépenses relatives à la construction et aux travaux de réparation et d’entretien du bâtiment sera déductible. 

Ce qui change à partir de février

Jusqu’au 31 décembre 2022, l’assujetti qui choisissait la méthode de l’affectation réelle pouvait le revendiquer jusqu’au moment du contrôle au cours duquel la situation du contribuable était vérifiée.  Cela a été confirmé par une décision du Conseil d’Etat du 3 novembre 1997 et d’un arrêt de la Cour de cassation du 10 février 2012. 

Mais comme tout le monde le sait, nous sommes dans l’ère de la simplification administrative ce qui doit se traduire comme « simplification pour l’administration ».  

A partir du 1er janvier 2023, l’assujetti souhaitant faire application du régime de l’affectation réelle devra notifier son choix de manière électronique au cours de la première période de déclaration qui suit le commencement de son activité ou son passage d’assujetti normal à assujetti mixte. Le non-respect du délai entraine automatiquement l’interdiction d’appliquer le régime jusqu’au 1er janvier de l’année civile qui suit. 

Enfin, les assujettis mixtes déjà en activité au 31 décembre 2022 devront déclarer la méthode qu’ils utilisent au plus tard le 30 juin 2023. 

Et ce n’est pas tout : chaque année, il faudra communiquer à l’administration les proratas utilisés et les calculs effectués en vue de la déduction de la TVA. 

Le problème de la simplification administrative, c’est que les administrations, qu’elles soient fiscales ou autres, rajoutent sans cesse de nouvelles formalités à charge des citoyens. S’il en ressortait des bénéfices importants, en termes d’efficacité, on ne pourrait que louer les initiatives. Malheureusement, cela ne sert la plupart du temps à rien si ce n’est rajouter du travail aux professionnels du chiffre qui sont déjà surchargés, leur imposer de nouveaux risques et donc de nouvelles responsabilités et faire peser également ce risque sur les entrepreneurs dont on dit qu’ils deviennent de moins en moins nombreux à se lancer dans l’aventure. En outre, dû au manque croissant de personnel, les données envoyées par le contribuable ne seront pas vérifiées. L’administration n’en aura cure puisqu’elle pourra toujours, dans un délai de deux ans avec effet rétroactif à la date de prise d’effet du régime, refuser la méthode proposée par le contribuable.  

Il convient donc que chaque contribuable informe au plus vite son conseiller lorsqu’il exercera une nouvelle activité, non seulement pour adapter son registre à la banque-carrefour des entreprises mais également parce que la nouvelle activité pourra avoir une influence non négligeable en matière de déduction de la TVA. 

Retrouvez l’actu du cabinet sur nos réseaux sociaux !

Retrouvez l’actu du cabinet sur nos réseaux sociaux !

Retrouvez l’actu du cabinet sur nos réseaux sociaux !

TVA : Nouvelles mentions obligatoires en cas d’autoliquidation dans le secteur du bâtiment

TVA : Nouvelles mentions obligatoires en cas d’autoliquidation dans le secteur du bâtiment

L’autoliquidation, dans le secteur du bâtiment, est un régime particulier de la TVA par lequel la redevabilité de la TVA est transférée au preneur de services. Ce service a été mis en place en vue d’éviter les fraudes à la TVA.

Ce régime était applicable en cette matière lorsqu’un assujetti en Belgique effectue des travaux immobiliers

  • Pour un assujetti établi en Belgique et déposant des déclarations à la TVA trimestrielles ou mensuelles
  • Pour un assujetti non établi en Belgique mais ayant un représentant responsable (Passer par un représentant responsable permettait donc d’éviter financer le paiement de la TVA)

En conséquence, si un assujetti étranger non représenté effectuait un travail immobilier pour un assujetti, il devait facturer avec application de la TVA belge ce qui impliquait un préfinancement de la TVA.

Dès le 1er janvier 2023, ce régime sera également applicable en cas d’identification directe (donc sans passer par un représentant responsable)

A partir de la même date, le prestataire de services qui facturera sous le régime de l’autoliquidation devra indiquer sur sa facture la mention suivante :

« Autoliquidation : en l’absence de contestation par écrit, dans un délai d’un mois à compter de la réception de la facture, le client est présumé reconnaître qu’il est un assujetti tenu au dépôt de déclarations périodiques. Si cette condition n’est pas remplie, le client endossera, par rapport à cette condition, la responsabilité quant au paiement de la taxe, des intérêts et des amendes dus ».

Il convient donc aux personnes ne déposant pas de déclarations périodiques – nous pensons principalement aux personnes assujetties relevant du régime de la petite entreprise – d’être très attentives et de signaler à leur éventuel prestataire étranger que la facturation ne peut, en ce qui les concerne, être établie sous le régime de l’autoliquidation.

Hugues

Retrouvez l’actu du cabinet sur nos réseaux sociaux !

Retrouvez l’actu du cabinet sur nos réseaux sociaux !

Retrouvez l’actu du cabinet sur nos réseaux sociaux !