La nouvelle taxation des plus-values sur les actifs financiers est entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Avec la publication de la circulaire 2026/C/74 le 22 juillet dernier, l’administration fiscale apporte désormais de nombreuses précisions sur la manière dont cette nouvelle réglementation doit être appliquée.
Pour les dirigeants d’entreprise, entrepreneurs et investisseurs disposant d’un patrimoine financier conséquent, cette réforme mérite une attention particulière. Elle peut en effet avoir un impact significatif sur la fiscalité de vos investissements privés, mais également sur certaines opérations portant sur les actions de votre société.
Une nouvelle taxe applicable depuis le 1er janvier 2026
Depuis le 1er janvier 2026, les plus-values réalisées par des personnes physiques sur certains actifs financiers sont, en principe, soumises à une nouvelle taxation.
Le principe est relativement simple : lorsqu'un actif financier est vendu avec une plus-value, celle-ci peut désormais être imposable.
Sont notamment concernés
les actions cotées et non cotées ;
les obligations ;
les ETF et fonds d’investissement ;
certains produits dérivés ;
les contrats d’assurance-vie et produits d’investissement ;
les cryptomonnaies ;
l’or d’investissement et certains autres actifs financiers.
La taxation vise les opérations réalisées dans le cadre de la gestion normale du patrimoine privé, en dehors d'une activité professionnelle.
Attention : le nouveau régime ne signifie donc pas que toutes les plus-values sont automatiquement taxées au même taux.
La circulaire 2026/C/74 distingue en effet plusieurs régimes.
Trois régimes fiscaux à distinguer
L'une des principales difficultés de cette nouvelle réglementation réside dans le fait que le taux d'imposition dépend notamment de la nature de l'opération et de la participation concernée.
1. Les plus-values internes : une attention particulière pour les dirigeants
Le premier régime concerne notamment certaines cessions d'actions à une société contrôlée par le contribuable ou par celui-ci avec des membres de sa famille.
Ces opérations peuvent notamment concerner des entrepreneurs qui souhaitent réorganiser leur patrimoine ou leur structure de détention en utilisant une holding.
Dans certaines situations, la plus-value relève du régime des plus-values internes, avec une taxation de 33 %.
C'est un point particulièrement important pour les dirigeants qui envisagent une restructuration de leur patrimoine professionnel et privé.
Une opération qui pouvait auparavant être envisagée principalement sous l'angle juridique ou patrimonial doit désormais également être analysée sous l'angle de cette nouvelle fiscalité.
2. Les participations substantielles : un régime spécifique
Le deuxième régime concerne les contribuables qui détiennent une participation importante dans une société.
L'hypothèse qui pourrait principalement vous concerner serait celle de la revente des actions de votre société à un tiers.
Le seuil de référence est notamment fixé à 20 % des droits dans le capital dans les conditions prévues par la réglementation.
Le régime prévoit une taxation progressive en fonction du montant de la plus-value, avec un système d'exonération particulièrement important pouvant atteindre 1 million d'euros sur une période de cinq périodes imposables consécutives.
Pour un entrepreneur qui envisage de vendre tout ou partie de son entreprise, cette règle peut donc devenir un élément déterminant dans la planification de la cession.
La question n'est plus uniquement :
« Combien vaut mon entreprise ? »
mais également :
« Quel sera le traitement fiscal de la plus-value et comment structurer la cession de manière optimale ? »
3. Le régime général : 10 % sur les autres actifs financiers
Le troisième régime constitue le régime général et résiduaire.
Il concerne notamment les plus-values réalisées sur les autres actifs financiers qui ne relèvent pas des deux catégories précédentes.
Le taux est fixé à 10 %.
Une exonération annuelle est toutefois prévue. Pour l'exercice d'imposition 2027, la première tranche de 10.000 € de plus-values réalisées bénéficie ainsi d'une exonération. Un mécanisme permet également, sous certaines conditions, de reporter une partie de l'exonération non utilisée, avec un plafond pouvant atteindre 15.000 €.
Pour les investisseurs privés, ce mécanisme peut donc avoir une influence sur le calendrier de réalisation des plus-values.
Qu'en est-il des plus-values réalisées avant 2026 ?
C'est une question essentielle pour les contribuables qui disposent déjà d'un portefeuille d'investissements important. La nouvelle taxe ne vise pas, en principe, la plus-value constituée avant le 1er janvier 2026. Pour les actifs acquis avant cette date, le système repose notamment sur une valeur de référence au 31 décembre 2025. Concrètement, lors de la vente d'un actif en 2026 ou ultérieurement, la comparaison ne se fait donc pas nécessairement avec le prix d'achat historique.
Exemple simplifié :
Vous avez acheté des actions pour 100.000 € il y a plusieurs années. Au 31 décembre 2025, ces actions valent 180.000 €. Vous les revendez en 2026 pour 220.000 €. Dans cette situation, la plus-value fiscale sera en principe déterminée à partir de la valeur de référence de 180.000 €, et non du prix d'achat initial de 100.000 €. La plus-value imposable sera donc de 40.000 €, et non de 120.000 €.
Ce mécanisme vise à préserver la plus-value constituée avant l'entrée en vigueur de la nouvelle taxation.
Le calcul de la plus-value : plusieurs subtilités à connaître
La circulaire apporte également des précisions importantes sur le calcul de la base imposable.
Elle traite notamment :
de la détermination de la valeur d'acquisition ;
de la valeur de référence au 31 décembre 2025 ;
des plus-values historiques ;
des moins-values ;
de la méthode FIFO pour certains actifs identiques ;
des assurances d'épargne et d'investissement ;
des actifs non cotés ;
des transferts d'actifs ;
et des conséquences fiscales d'un départ de Belgique.
Les moins-values peuvent, sous certaines conditions, être prises en compte pour déterminer la plus-value nette imposable. Elles ne peuvent toutefois pas être utilisées sans limite pour réduire d'autres revenus ou être reportées indéfiniment.
Pour les patrimoines financiers importants, la conservation d'une documentation précise sur les acquisitions, les valorisations et les opérations réalisées devient donc particulièrement importante.
Une attention particulière pour les dirigeants qui détiennent des actions de leur entreprise
Pour un dirigeant d'entreprise, la nouvelle réglementation peut avoir une importance bien plus large que la simple taxation d'un portefeuille boursier.
Prenons le cas d'un entrepreneur qui détient personnellement les actions de sa société et envisage :
une vente de son entreprise ;
une transmission familiale ;
la création ou l'utilisation d'une holding ;
une réorganisation de son patrimoine ;
une donation suivie d'une éventuelle cession ;
ou encore un départ à l'étranger.
Le traitement fiscal de l'opération doit désormais être étudié en amont.
Une opération juridiquement possible n'est pas nécessairement une opération fiscalement neutre.
La circulaire rappelle notamment l'importance des règles anti-abus et apporte des précisions sur certaines opérations réalisées entre un contribuable et des sociétés qu'il contrôle.
Que se passe-t-il en cas de départ de Belgique ?
La réforme comporte également un mécanisme d'exit tax dans certaines situations.
Le départ de Belgique peut, dans certaines circonstances, entraîner une taxation sur une plus-value qui n'a pas encore été effectivement réalisée.
Des mécanismes de report du paiement existent notamment lorsque le contribuable s'installe dans un État membre de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou dans certains États liés à la Belgique par une convention répondant aux conditions prévues par la loi.
Pour un dirigeant envisageant une expatriation, cette question mérite donc d'être analysée avant le départ, et non après.
Pourquoi cette réforme est particulièrement importante pour les hauts patrimoines ?
Pour un contribuable disposant d'un portefeuille financier limité, l'exonération annuelle peut absorber une partie importante des plus-values réalisées.
La situation est différente pour un dirigeant ou un entrepreneur disposant :
d'un portefeuille d'investissement conséquent ;
de participations dans plusieurs sociétés ;
d'une société holding ;
d'actions non cotées ;
de contrats d'assurance-vie ;
d'actifs financiers à l'étranger ;
ou d'un projet de cession ou de transmission.
Dans ces situations, la planification fiscale et patrimoniale devient essentielle.
Le moment auquel une plus-value est réalisée, la manière dont les actifs sont détenus, la structure de participation, le calendrier d'une cession ou encore la situation fiscale du contribuable peuvent désormais avoir des conséquences importantes.
Que faire concrètement en 2026 ?
La publication de la circulaire est surtout l'occasion pour les investisseurs et dirigeants de faire le point sur leur situation.
Nous recommandons notamment de :
1. Faire l'inventaire de vos actifs financiers
Actions, ETF, obligations, assurances, cryptomonnaies, participations dans des sociétés… Il est important d'identifier les actifs susceptibles d'entrer dans le champ de la nouvelle taxe.
2. Vérifier les valeurs au 31 décembre 2025
Pour les actifs détenus avant 2026, cette date constitue une référence essentielle pour déterminer la plus-value future.
3. Identifier vos participations importantes
Si vous détenez une participation significative dans une société, le régime applicable peut être très différent du taux général de 10 %.
4. Anticiper les opérations importantes
Cession d'entreprise, réorganisation avec une holding, transmission familiale, donation, expatriation : ces opérations méritent une analyse fiscale avant leur réalisation.
5. Ne pas raisonner uniquement en termes de taux d'imposition
La question n'est pas simplement la détermination du taux de taxation applicable à la plus-value.
Il faut également déterminer quel régime s'applique, quelle exonération peut être utilisée, quelle valeur d'acquisition doit être retenue et quelles conséquences peuvent découler de la structure de détention.
Une réforme qui nécessite une véritable analyse patrimoniale
La publication ce 22 juillet de la circulaire 2026/C/74 constitue une étape importante : elle apporte de nombreuses précisions sur l'application pratique de la nouvelle taxe sur les plus-values financières.
Mais elle confirme également une chose : la fiscalité des investissements privés devient plus technique et plus étroitement liée à la situation patrimoniale et professionnelle du contribuable.
Pour les dirigeants d'entreprise et les entrepreneurs disposant d'un patrimoine important, il est donc pertinent de ne pas attendre la prochaine déclaration fiscale pour analyser les conséquences de la réforme.
Une cession, une restructuration ou une transmission importante se prépare en amont.
Notre cabinet, spécialisé en comptabilité, fiscalité et accompagnement juridique des entreprises et de leurs dirigeants à Charleroi et en Wallonie, peut vous accompagner dans l'analyse de votre situation et dans l'anticipation des conséquences fiscales de vos opérations patrimoniales.
Vous êtes dirigeant d'entreprise et détenez des investissements ou des participations importantes ?
La publication ce 22 juillet de la circulaire 2026/C/74 constitue une étape importante : elle apporte de nombreuses précisions sur l'application pratique de la nouvelle taxe sur les plus-values financières.
Mais elle confirme également une chose : la fiscalité des investissements privés devient plus technique et plus étroitement liée à la situation patrimoniale et professionnelle du contribuable.
Pour les dirigeants d'entreprise et les entrepreneurs disposant d'un patrimoine important, il est donc pertinent de ne pas attendre la prochaine déclaration fiscale pour analyser les conséquences de la réforme.
Une cession, une restructuration ou une transmission importante se prépare en amont.
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Vous êtes dirigeant d'entreprise et détenez des investissements ou des participations importantes ?
Contactez notre équipe pour faire le point sur l'impact de la nouvelle taxation des plus-values sur votre situation personnelle et patrimoniale.
En Belgique, les artistes exécutants (musiciens, comédiens, réalisateurs, etc.) et les organisateurs de spectacles doivent naviguer dans un régime TVA complexe.
Entre exonération et taux réduit à 6 %, les règles peuvent prêter à confusion. En tant que cabinet de conseil fiscal et expert-comptable spécialisé à Charleroi, nous vous expliquons ici tout ce qu’il faut savoir sur le régime TVA des prestations artistiques, y compris les cas particuliers comme les murder parties, les artistes étrangers ou les agences de spectacles.
L’exonération TVA ou le taux réduit à 6 % : les règles de base
Le fondement juridique de ce régime est l’article 44, § 2, 8° du Code TVA belge qui prévoit une exonération de TVA pour certaines prestations artistiques ou l'article XXIX, 2 du tableau A de l'arrêté royal n°20 qui détermine les taux de TVA applicables.
Voici les situations clés à connaître :
SITUATION
REGIME TVA APPLICABLE
Artiste exécutant(personne physique ou morale) prestant pour unorganisateur de spectacle
Exonération de TVA(article 44, § 2, 8° CTVA)
Personne moraleréalisant une prestation artistique
Exonération possible, mais avec une particularité administrative
Prestation artistique non exemptée
Taux réduit de 6 %(si la prestation entre dans la rubrique XXIX du tableau A)
Agence de spectacles
Nécessité d'une documentation détaillée
Prestataire étranger non établi en Belgique
Dispense possibleavec report de la TVA sur le preneur belge (régime spécifique)
À retenir :
L’exonération ne s’applique qu’à la prestation artistique exécutée elle-même (ex. : un musicien jouant dans un concert). Les services des prestataires "non artistiques" (décor, sonorisation, logistique) ne permettent pas l'application de TVA
Qui est considéré comme un « artiste exécutant » ?
La notion d’artiste exécutant en matière de TVA est particulière car elle ne correspond pas à la définition générique. Selon l’administration fiscale belge, sont concernés :
- Acteurs, musiciens, chefs d’orchestre, comédiens, conférenciers, DJ (s’ils animent réellement la soirée). - Réalisateurs de films ou d’œuvres théâtrales (engagés par un producteur pour la mise en scène, la direction des acteurs, etc.). - Assistants de réalisateur participant activement à la préparation ou à l’exécution d’une œuvre. - Personnes enregistrant ou commentant des documentaires, films d’animation ou versions multilingues.
- Les mannequins dans certains contextes de représentation active.
Ne sont PAS considérés comme artistes exécutants
- Décorateurs, accessoiristes, maquilleurs, coiffeurs, créateurs de costumes. - Machinistes, ingénieurs du son, cameramen, monteurs, régisseurs, imprésarios ou agences (sauf si ils fournissent une prestation artistique directe).
Personne physique vs. personne morale : une anomalie
Jusqu'en 2005, l’administration fiscale limitait l’exonération aux artistes exécutants personnes physiques. Cependant cette pratique constituait une violation au regard de la législation européenne et du fonctionnement de la TVA qui implique qu'une même prestation doit être traitée de manière identique que le prestataire soit une personne morale ou une personne physique. L'administration a alors changé sa position, de sorte que l'exemption puisse être appliquée tant par les personnes physiques que par les personnes morales.
Cas particuliers pour les personnes morales
- Option d’exonération : Une société peut choisir de ne pas revendiquer l’exonération et appliquer à la place le taux réduit de 6 % (rubrique XXIX du tableau A de l’AR n° 20). Ceci représente une anomalie en matière de TVA car en principe, une exemption est obligatoire.
- Attention : cette tolérance est réservée aux personnes morales. Un artiste personne physique doit obligatoirement appliquer l’exonération si elle s'applique.
Conditions à respecter :
- La prestation doit être fournie et facturée à l’organisateur du spectacle, et non directement aux participants. - Si ces conditions sont remplies, l’exonération de l’article 44, § 2, 8° s’applique. - Si l'entreprise choisit de ne pas revendiquer l’exonération, le taux réduit de 6 % peut être appliqué.
Cas particulier : les « murder parties » et jeux d’enquête
Les murder parties, enquêtes, chasses au trésor et jeux de rôle peuvent aussi bénéficier de l’exonération sous conditions strictes. Une décision anticipée du 30 juin 2020 a confirmé que ces activités peuvent être considérées comme des spectacles si :
- Les scénarios sont originaux. - Des comédiens incarnent des personnages et guident les participants. - Le jeu des acteurs et la performance artistique sont prépondérants. - Les participants sont plongés dans une histoire immersive.
Exemple
Une entreprise organisant une murder party avec des comédiens peut facturer ses prestations à l’organisateur (ex. : un bar ou une salle de spectacle) en exonération de TVA. En revanche, si elle facture directement ses prestations aux participants, l’exonération ne s’applique pas.
Attention
Si l'entreprise engage un artiste exécutant personne physique pour ce spectacle, ce dernier doit facturer sa prestation avec TVA, car il ne preste pas directement pour l’organisateur.
Artistes étrangers non établis en Belgique : le régime simplifié
Les artistes exécutants non établis en Belgique qui effectuent des prestations en Belgique doivent normalement désigner un représentant responsable pour déclarer la TVA. Cependant, une décision administrative (E.T. 98.669 du 28 août 2000) prévoit une simplification si :
- La prestation est fournie à un preneur belge (assujetti ou personne morale non assujettie). - L’artiste étranger n’effectue pas d’autres opérations nécessitant un représentant responsable en Belgique.
Facturation dans ce cas
Hypothèse 1:
La prestation ne donne en principe pas lieu à exemption
La facture doit porter la mention :
« Dispense de représentant responsable. T.V.A. belge à acquitter par le preneur de services – Décision Administration du 28 août 2000, n° E.T. 98.669 »
La TVA belge est alors acquittée par le preneur belge :
- Via sa déclaration fiscale s’il est assujetti. - Via une déclaration spéciale s’il est non assujetti.
Hypothèse 2:
La prestation est exempté en Belgique.
La facture doit porter la mention :
"Exemption de TVA en vertu de l'article 44, paragraphe 2, 8° du code de la TVA belge.»
Exception importante :
- Ce régime simplifié ne s’applique pas si le prestataire étranger agit comme organisateur de spectacles (ex. : il vend lui-même les billets aux spectateurs). Dans ce cas, un représentant responsable est généralement nécessaire.
le piège des agences de spectacles : Arrêt de la Cour de cassation (25 mars 2016)
Cet arrêt est un avertissement pour les organisateurs et agences. La Cour a confirmé que l’exonération de l’article 44, § 2, 8° vise uniquement les prestations des artistes, et non les services d’une agence de spectacles.
Ce qu’il faut retenir
Une agence qui facture globalement un organisateur sans prouver que le paiement correspond à la rémunération des artistes ne peut pas bénéficier de l’exonération.
Exemple : Une agence française facture une ASBL belge pour un spectacle. Si la facture ne détaille pas la part correspondant à la rémunération des artistes, l’exonération est refusée.
Comment sécuriser l’exonération ?
1. Détaillez les prestations :
Soit une facture globale avec une répartition claire entre la prestation artistique et la commission de l’agence. Soit deux factures séparées : Une pour la prestation artistique (exonérée ou à 6 %). Une pour la commission de l’agence (TVA classique à 21 %).
2. Documentez les contrats :
Les contrats doivent préciser que l’agence agit comme intermédiaire pour le paiement des artistes.
Leçon pratique :
Une facture globale et vague est risquée. Pour éviter un redressement, séparez toujours les prestations artistiques des autres services.
4 questions pour qualifier votre prestation
Pour savoir si votre prestation peut bénéficier de l’exonération ou du taux réduit, posez-vous ces 4 questions :
- Une performance artistique (ex. : concert, pièce de théâtre) ? - Une prestation d’organisation, production ou support (ex. : billetterie, logistique) ?
3. À qui la prestation est-elle facturée ?
- À un organisateur de spectacle ?
- À un prestataire intermédiaire ?
- Directement aux participants ?
4. Le prestataire est-il établi en Belgique ?
Si non, vérifiez le mécanisme de dispense de représentant responsable et l’autoliquidation par le preneur belge.
Résumé des bonnes pratiques
Pour les artistes exécutants :
- Vérifiez votre éligibilité à l’exonération (article 44, § 2, 8°). - Facturez correctement (mention “Exonération TVA – Article 44, § 2, 8° CTVA” si applicable). - Conservez les preuves (contrats, preuves de la nature artistique).
Pour les organisateurs et agences :
- Séparez les prestations artistiques des autres services. - Documentez les contrats pour prouver la rémunération des artistes. - Vérifiez le statut des prestataires étrangers.
En cas de doute
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Respecter la règle de minimis dont la base légale est le règlement (UE) n°1407/2013
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Matériel neuf - 1.500 euros par vélo ou vélo cargo sans assistance électrique neuf - 5.000 euros par vélo ou vélo cargo avec assistance électrique neuf - 3.500 euros par remorque de vélo neuve, avec ou sans assistance électrique, en ce compris les modules de chargement pouvant être fixés sur le châssis de la remorque
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Il vous reste des questions que vous aimeriez nous poser ?
En 2026, les contribuables belges recevront une proposition de déclaration simplifiée (PDS). Bien que conçue pour faciliter le processus, cette déclaration peut contenir des erreurs ou des omissions pouvant entraîner des conséquences financières ou administratives. Voici les points essentiels à vérifier pour éviter ces problèmes.
Données manquantes ou non transmises automatiquement
Certaines informations ne sont pas toujours incluses dans la PDS et doivent être déclarées manuellement :
Dividendes, rentes alimentaires, cotisations syndicales : ces éléments ne sont pas toujours repris dans la proposition. Il est nécessaire de vérifier ses relevés bancaires ou ses fiches fiscales pour s’assurer de leur déclaration.
Frais d’isolation du toit (Wallonie) : les dépenses liées à l’isolation du toit peuvent donner droit à une réduction d’impôt. Ces frais doivent être déclarés manuellement s’ils ne figurent pas dans la PDS.
Attestations pour périodes d’études : les dépenses liées au rachat de périodes d'études supérieures pour le calcul de la pension.
Prêts spécifiques :
Prêt coup de pouce (Wallonie)
Prêt proxi (Bruxelles)
Prêt win-win (Flandre) Ces prêts donnent droit à un crédit d’impôt, mais leur déclaration nécessite la preuve de leur existence.
Revenus étrangers
Les revenus étrangers perçus pour la première fois en 2025 ne sont pas inclus dans la PDS. Ils doivent être déclarés manuellement avant le 16 octobre 2026, après avoir informé l’administration fiscale avant le 15 juillet 2026.
Assurance-vie et épargne à long terme
Les contributions à une assurance-vie pour l’épargne à long terme (avec un avantage fiscal de 30 %) ne sont pas toujours incluses dans la PDS. Leur déclaration manuelle est nécessaire pour bénéficier de l’avantage fiscal.
Frais de garde d’enfants
Les frais de garde (crèches, stages, écoles) peuvent donner droit à une réduction d’impôt. Le modèle d’attestation (281.86) doit être transmis par les organismes de garde, mais des oublis peuvent survenir.
Immobilier
Chèque habitat wallon : oubli fréquent de reprendre ce chèque lors de la première année de déclaration, entrainant une perte jusqu'à 1614€/personne soit le double pour un couple.
Codes fiscaux pour les emprunts : les emprunts souscrits entre 2005 et 2015 peuvent être mal déclarés. Les codes 3360/4360 (2015-2016) ou 3370/4370 (anciens codes) nécessitent une vérification.
Garages et parkings : si un garage ou parking est cadastré séparément de l’habitation principale, son revenu cadastral peut être incorrectement déclaré au code 1106, entraînant une imposition injustifiée.
Procédure de vérification
Consulter la PDS sur le site Myminfin.
Vérifier chaque élément : revenus, déductions, crédits d’impôt.
Ajouter les données manquantes :
Revenus étrangers
Frais spécifiques (isolation, études, etc.)
Assurance-vie
Corriger les erreurs :
Codes fiscaux incorrects
Revenus cadastraux mal déclarés
Respecter les délais :
30 juin 2026 pour une déclaration en ligne
16 octobre 2026 pour les déclarations complexes ou avec revenus étrangers
Responsabilité du contribuable
Le contribuable reste entièrement responsable de l’exactitude de sa déclaration, même si celle-ci a été préparée par l’administration fiscale. Une vérification minutieuse est indispensable pour éviter des pénalités ou des pertes financières.
Talents House, votre partenaire de confiance
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Besoin d’un coup de pouce ? Contactez-nous dès maintenant !
Dans une décision surprenante et inédite, l’État fédéral vient d’annoncer une mesure exceptionnelle pour l’année fiscale 2026 : une déduction fiscale de 1,00 € par litre de carburant utilisé à des fins professionnelles !
Cette initiative, qui vise à soutenir les entreprises dans un contexte économique toujours plus complexe, permettra à tous les professionnels utilisant du carburant dans le cadre de leur activité de bénéficier d’un avantage fiscal considérable. En effet, chaque litre consommé vous rapportera 1 € de déduction sur vos impôts !
Comment bénéficier de cette déduction ?
Pour profiter de cette mesure, une demande formelle devra être envoyée par pli recommandé à l’adresse suivante : 16, Rue de la Loi, 1000 Bruxelles. La date limite de réception des dossiers est fixée au 5 janvier 2027. Aucun retard ne sera toléré, alors ne tardez pas à envoyer votre demande !
Quelques précisions importantes
La déduction s’applique uniquement aux litres de carburant utilisés exclusivement pour des activités professionnelles.
Les justificatifs de consommation devront impérativement être joints à la demande.
Cette mesure exceptionnelle ne pourra être cumulée avec aucune autre déduction liée aux frais de carburant.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des modalités précises dès que les autorités publieront les textes officiels. En attendant, préparez vos dossiers et surtout… gardez le sourire !
PS : Nous vous rappelons que nous sommes le 1er avril. Cette annonce est bien sûr un poisson d’avril, mais ne serait-ce pas merveilleux ?
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