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Dividendes vs salaire : comment se rémunérer en tant que médecin en société ?

Dividendes vs salaire : comment se rémunérer en tant que médecin en société ?

En tant que médecin exerçant en société, votre rémunération est un sujet clé qui impacte à la fois votre revenu disponible et la santé financière de votre entreprise. Dividendes ou salaire ? La réponse dépend de plusieurs facteurs : votre situation personnelle, vos objectifs financiers, et la stratégie fiscale de votre société.

Voici un guide pas à pas pour vous aider à faire le meilleur choix, sans stress ni erreur.

Étape 1 : Comprendre les deux options de rémunération

un revenu disponible immédiatement

Le salaire est une rémunération versée en contrepartie de votre travail. Il est soumis à l’impôt des personnes physiques (IPP) et aux cotisations sociales (environ 20% de votre revenu net plafonné à environ 110 000 €). 

Avantages : 

  • Revenus stables et prévisibles. 
  • Cotisations sociales ouvrant des droits (pension, soins de santé, allocations familiales, droits passerelles).

Inconvénients : 

    • Coût élevé pour la société (salaire brut = salaire net + précompte professionnel + cotisations sociales). 
    • Imposition élevée sur le revenu du dirigeant. 

      une rémunération après impôt

      'Un dividende est un versement fait par une entreprise d'une partie de ses bénéfices à ses actionnaires.'

      Avantages : 

      • Moins coûteux pour la société (pas de cotisations sociales). 
      • Taux d’imposition global souvent inférieur à celui du salaire (surtout pour les hauts revenus). 
      • Flexibilité : vous pouvez choisir quand et combien distribuer. 

      Inconvénients : 

      • Pas de droits sociaux associés (pas de pension, chômage, etc.). 
      • Imposition à 30 % (mais possibilité de réduire ce taux avec des optimisations fiscales). 

      Étape 2 : Comparer les coûts et les revenus nets

      Pour comparer efficacement salaire et dividendes, il faut calculer le revenu net disponible après impôts et cotisations. Voici un tableau comparatif pour un revenu brut de 100 000 € au-delà d’une rémunération de dirigeant de 20 000 € (chiffres indicatifs pour 2026) : 

        Rémunération  Dividendes 
      Coût pour la société  100 000 €  100 000 € 
      Cotisations sociales  20 000 €  / 
      Impôts Des personnes physiques  40 000 €  / 
      Impôt des sociétés (25%)  /  25 000 €* 
      Précompte mobilier (30%)  /  22 500 €** 
      Revenu net pour vous  40 000 €  52 500 € 

       

      *Le taux calculé est le taux normal de l’impôt des sociétés. Le résultat final peut être amélioré si la société a droit au taux réduit (20%).  

      **Le taux calculé est le taux générique des dividendes. Le résultat peut être amélioré si la réserve de liquidation ou le régime vvpr bis est appliqué auquel cas le taux du précompte mobilier s’élève à 18%. Le taux réduit peut être obtenu après un délai d’attente de 3 ans.  

      Conseil

      • Pour les petits revenus (moins de 50 000 € brut/an), le salaire est souvent plus avantageux. 
      • Pour les revenus élevés (plus de 50 000 € brut/an), les dividendes peuvent être plus intéressants fiscalement. 
      • Une combinaison des deux (salaire modéré + dividendes) est souvent la solution optimale. 

      Étape 3 : Optimiser votre rémunération par une combinaison entre rémunération et dividendes

      La plupart des médecins en société optent pour un mix des deux pour profiter des avantages de chaque option. Voici comment procéder

      Evaluez le besoin net dont vous avez besoin

      Calculez toutes les dépenses auxquelles vous devez faire face et qui ne peuvent pas être supportées par la société : le crédit hypothécaire, vos prêts privés, les frais de votre immeuble privé, vos dépenses de ménage, le coût de vos vacances, les frais relatifs aux études de vos enfants, etc.

      Vérifiez si le taux réduit à l’impôt des sociétés est intéressant

      Pour que votre société puisse revendiquer le taux réduit à l’impôt des sociétés, une des conditions est que son dirigeant doit avoir une rémunération minimale. Sans entrer dans les détails, en 2026, cette rémunération s’élève à 51 000 € ou au minimum, le montant de la base imposable de la société. En outre, les avantages de toute nature ne peuvent pas dépasser 20% du montant total de la rémunération.

      Il est donc très important de vérifier à ce niveau s’il est plus intéressant de diminuer la rémunération en payant le taux normal de l’impôt des sociétés ou d’avoir une rémunération qui permet de revendiquer le taux réduit à l’impôt des sociétés. C’est une question qui doit être résolue au cas par cas en tenant compte de la situation.

      Utilisez les avantages fiscaux

      Le revenu de dirigeant (rémunération) peut être sensiblement amélioré par l’octroi d’avantages de toute nature imposés forfaitairement, de remboursements de frais non imposables dans votre chef mais déductibles dans le chef de la société et de plans d’options sur actions présentant une fiscalité avantageuse. Cela permet d’augmenter le revenu net tout en diminuant l'imposition sur le revenu.

      Evaluez la composante des dividendes nécessaires pour recevoir le revenu net correspondant à vos besoins réels. 

      Etant donné que le taux réduit de précompte mobilier ne peut être atteint qu’après une période de 3 ans. Veillez à ne distribuer que le montant correspondant à vos besoins les premières années après la constitution. Les bénéfices restants de la société doivent y rester pendant un délai de 3 ans car ce n’est qu’après cette période que vous pourrez revendiquer le taux réduit au précompte mobilier de 18%.

      Ne négligez pas la constitution d’un plan de pension

      Pension complémentaire : en tant que dirigeant, vous pouvez cotiser à un assurance pension pour réduire la base imposable de la société.

      Étape 4 : Soyez attentifs aux besoins de votre société avant de distribuer des dividendes.

      Pour distribuer des dividendes votre société ne peut pas présenter de fond propre négatif après les avoir distribués.

      S'il s'avère qu'après avoir distribué les dividendes, elle serait dans l'impossibilité de faire face aux dettes dans les 12 mois à venir.

      Étape 5 : Faire appel à un expert-comptable

      Pour optimiser votre rémunération, il est fortement recommandé de consulter un expert-comptable spécialisé en fiscalité. Il pourra :

      • Calculer le mix optimal salaire/dividendes pour votre situation.
      • Vous aider à justifier votre rémunération auprès du fisc.
      • Vous conseiller sur les optimisations fiscales (pension complémentaire, réductions d’impôts, etc.).

      Notre bureau se charge de ces calculs et optimisations en votre nom.

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      Taxe sur les plus-values financières : la circulaire du 22 juillet apporte enfin des réponses concrètes

      Taxe sur les plus-values financières : la circulaire du 22 juillet apporte enfin des réponses concrètes

      La nouvelle taxation des plus-values sur les actifs financiers est entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Avec la publication de la circulaire 2026/C/74 le 22 juillet dernier, l’administration fiscale apporte désormais de nombreuses précisions sur la manière dont cette nouvelle réglementation doit être appliquée.

      Pour les dirigeants d’entreprise, entrepreneurs et investisseurs disposant d’un patrimoine financier conséquent, cette réforme mérite une attention particulière. Elle peut en effet avoir un impact significatif sur la fiscalité de vos investissements privés, mais également sur certaines opérations portant sur les actions de votre société.

      Une nouvelle taxe applicable depuis le 1er janvier 2026

      Depuis le 1er janvier 2026, les plus-values réalisées par des personnes physiques sur certains actifs financiers sont, en principe, soumises à une nouvelle taxation.

      Le principe est relativement simple : lorsqu'un actif financier est vendu avec une plus-value, celle-ci peut désormais être imposable.

      Sont notamment concernés

      • les actions cotées et non cotées ;
      • les obligations ;
      • les ETF et fonds d’investissement ;
      • certains produits dérivés ;
      • les contrats d’assurance-vie et produits d’investissement ;
      • les cryptomonnaies ;
      • l’or d’investissement et certains autres actifs financiers.

      La taxation vise les opérations réalisées dans le cadre de la gestion normale du patrimoine privé, en dehors d'une activité professionnelle.

      Attention : le nouveau régime ne signifie donc pas que toutes les plus-values sont automatiquement taxées au même taux.

      La circulaire 2026/C/74 distingue en effet plusieurs régimes.

      Trois régimes fiscaux à distinguer

      L'une des principales difficultés de cette nouvelle réglementation réside dans le fait que le taux d'imposition dépend notamment de la nature de l'opération et de la participation concernée.

      1. Les plus-values internes : une attention particulière pour les dirigeants

      Le premier régime concerne notamment certaines cessions d'actions à une société contrôlée par le contribuable ou par celui-ci avec des membres de sa famille.

      Ces opérations peuvent notamment concerner des entrepreneurs qui souhaitent réorganiser leur patrimoine ou leur structure de détention en utilisant une holding.

      Dans certaines situations, la plus-value relève du régime des plus-values internes, avec une taxation de 33 %.

      C'est un point particulièrement important pour les dirigeants qui envisagent une restructuration de leur patrimoine professionnel et privé.

      Une opération qui pouvait auparavant être envisagée principalement sous l'angle juridique ou patrimonial doit désormais également être analysée sous l'angle de cette nouvelle fiscalité.

      2. Les participations substantielles : un régime spécifique

      Le deuxième régime concerne les contribuables qui détiennent une participation importante dans une société.

      L'hypothèse qui pourrait principalement vous concerner serait celle de la revente des actions de votre société à un tiers. 

      Le seuil de référence est notamment fixé à 20 % des droits dans le capital dans les conditions prévues par la réglementation.

      Le régime prévoit une taxation progressive en fonction du montant de la plus-value, avec un système d'exonération particulièrement important pouvant atteindre 1 million d'euros sur une période de cinq périodes imposables consécutives.

      Pour un entrepreneur qui envisage de vendre tout ou partie de son entreprise, cette règle peut donc devenir un élément déterminant dans la planification de la cession.

      La question n'est plus uniquement :

      « Combien vaut mon entreprise ? »

      mais également :

      « Quel sera le traitement fiscal de la plus-value et comment structurer la cession de manière optimale ? »

      3. Le régime général : 10 % sur les autres actifs financiers

      Le troisième régime constitue le régime général et résiduaire.

      Il concerne notamment les plus-values réalisées sur les autres actifs financiers qui ne relèvent pas des deux catégories précédentes.

      Le taux est fixé à 10 %.

      Une exonération annuelle est toutefois prévue. Pour l'exercice d'imposition 2027, la première tranche de 10.000 € de plus-values réalisées bénéficie ainsi d'une exonération. Un mécanisme permet également, sous certaines conditions, de reporter une partie de l'exonération non utilisée, avec un plafond pouvant atteindre 15.000 €.

      Pour les investisseurs privés, ce mécanisme peut donc avoir une influence sur le calendrier de réalisation des plus-values.

      Qu'en est-il des plus-values réalisées avant 2026 ?

      C'est une question essentielle pour les contribuables qui disposent déjà d'un portefeuille d'investissements important. La nouvelle taxe ne vise pas, en principe, la plus-value constituée avant le 1er janvier 2026. Pour les actifs acquis avant cette date, le système repose notamment sur une valeur de référence au 31 décembre 2025. Concrètement, lors de la vente d'un actif en 2026 ou ultérieurement, la comparaison ne se fait donc pas nécessairement avec le prix d'achat historique.

      Exemple simplifié :

      Vous avez acheté des actions pour 100.000 € il y a plusieurs années. Au 31 décembre 2025, ces actions valent 180.000 €. Vous les revendez en 2026 pour 220.000 €. Dans cette situation, la plus-value fiscale sera en principe déterminée à partir de la valeur de référence de 180.000 €, et non du prix d'achat initial de 100.000 €. La plus-value imposable sera donc de 40.000 €, et non de 120.000 €.

      Ce mécanisme vise à préserver la plus-value constituée avant l'entrée en vigueur de la nouvelle taxation.

      Le calcul de la plus-value : plusieurs subtilités à connaître

      La circulaire apporte également des précisions importantes sur le calcul de la base imposable.

      Elle traite notamment :

      • de la détermination de la valeur d'acquisition ;
      • de la valeur de référence au 31 décembre 2025 ;
      • des plus-values historiques ;
      • des moins-values ;
      • de la méthode FIFO pour certains actifs identiques ;
      • des assurances d'épargne et d'investissement ;
      • des actifs non cotés ;
      • des transferts d'actifs ;
      • et des conséquences fiscales d'un départ de Belgique.

      Les moins-values peuvent, sous certaines conditions, être prises en compte pour déterminer la plus-value nette imposable. Elles ne peuvent toutefois pas être utilisées sans limite pour réduire d'autres revenus ou être reportées indéfiniment.

      Pour les patrimoines financiers importants, la conservation d'une documentation précise sur les acquisitions, les valorisations et les opérations réalisées devient donc particulièrement importante.

      Une attention particulière pour les dirigeants qui détiennent des actions de leur entreprise

      Pour un dirigeant d'entreprise, la nouvelle réglementation peut avoir une importance bien plus large que la simple taxation d'un portefeuille boursier.

      Prenons le cas d'un entrepreneur qui détient personnellement les actions de sa société et envisage :

      • une vente de son entreprise ;
      • une transmission familiale ;
      • la création ou l'utilisation d'une holding ;
      • une réorganisation de son patrimoine ;
      • une donation suivie d'une éventuelle cession ;
      • ou encore un départ à l'étranger.

      Le traitement fiscal de l'opération doit désormais être étudié en amont.

      Une opération juridiquement possible n'est pas nécessairement une opération fiscalement neutre.

      La circulaire rappelle notamment l'importance des règles anti-abus et apporte des précisions sur certaines opérations réalisées entre un contribuable et des sociétés qu'il contrôle.

      Que se passe-t-il en cas de départ de Belgique ?

      La réforme comporte également un mécanisme d'exit tax dans certaines situations.

      Le départ de Belgique peut, dans certaines circonstances, entraîner une taxation sur une plus-value qui n'a pas encore été effectivement réalisée.

      Des mécanismes de report du paiement existent notamment lorsque le contribuable s'installe dans un État membre de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou dans certains États liés à la Belgique par une convention répondant aux conditions prévues par la loi.

      Pour un dirigeant envisageant une expatriation, cette question mérite donc d'être analysée avant le départ, et non après.

      Pourquoi cette réforme est particulièrement importante pour les hauts patrimoines ?

      Pour un contribuable disposant d'un portefeuille financier limité, l'exonération annuelle peut absorber une partie importante des plus-values réalisées.

      La situation est différente pour un dirigeant ou un entrepreneur disposant :

      • d'un portefeuille d'investissement conséquent ;
      • de participations dans plusieurs sociétés ;
      • d'une société holding ;
      • d'actions non cotées ;
      • de contrats d'assurance-vie ;
      • d'actifs financiers à l'étranger ;
      • ou d'un projet de cession ou de transmission.

      Dans ces situations, la planification fiscale et patrimoniale devient essentielle.

      Le moment auquel une plus-value est réalisée, la manière dont les actifs sont détenus, la structure de participation, le calendrier d'une cession ou encore la situation fiscale du contribuable peuvent désormais avoir des conséquences importantes.

      Que faire concrètement en 2026 ?

      La publication de la circulaire est surtout l'occasion pour les investisseurs et dirigeants de faire le point sur leur situation.

      Nous recommandons notamment de :

      1. Faire l'inventaire de vos actifs financiers

      Actions, ETF, obligations, assurances, cryptomonnaies, participations dans des sociétés… Il est important d'identifier les actifs susceptibles d'entrer dans le champ de la nouvelle taxe.

      2. Vérifier les valeurs au 31 décembre 2025

      Pour les actifs détenus avant 2026, cette date constitue une référence essentielle pour déterminer la plus-value future.

      3. Identifier vos participations importantes

      Si vous détenez une participation significative dans une société, le régime applicable peut être très différent du taux général de 10 %.

      4. Anticiper les opérations importantes

      Cession d'entreprise, réorganisation avec une holding, transmission familiale, donation, expatriation : ces opérations méritent une analyse fiscale avant leur réalisation.

      5. Ne pas raisonner uniquement en termes de taux d'imposition

      La question n'est pas simplement la détermination du taux de taxation applicable à la plus-value.

      Il faut également déterminer quel régime s'applique, quelle exonération peut être utilisée, quelle valeur d'acquisition doit être retenue et quelles conséquences peuvent découler de la structure de détention.

      Une réforme qui nécessite une véritable analyse patrimoniale

      La publication ce 22 juillet de la circulaire 2026/C/74 constitue une étape importante : elle apporte de nombreuses précisions sur l'application pratique de la nouvelle taxe sur les plus-values financières.

      Mais elle confirme également une chose : la fiscalité des investissements privés devient plus technique et plus étroitement liée à la situation patrimoniale et professionnelle du contribuable.

      Pour les dirigeants d'entreprise et les entrepreneurs disposant d'un patrimoine important, il est donc pertinent de ne pas attendre la prochaine déclaration fiscale pour analyser les conséquences de la réforme.

      Une cession, une restructuration ou une transmission importante se prépare en amont.

      Notre cabinet, spécialisé en comptabilité, fiscalité et accompagnement juridique des entreprises et de leurs dirigeants à Charleroi et en Wallonie, peut vous accompagner dans l'analyse de votre situation et dans l'anticipation des conséquences fiscales de vos opérations patrimoniales.

      Vous êtes dirigeant d'entreprise et détenez des investissements ou des participations importantes ?

      La publication ce 22 juillet de la circulaire 2026/C/74 constitue une étape importante : elle apporte de nombreuses précisions sur l'application pratique de la nouvelle taxe sur les plus-values financières.

      Mais elle confirme également une chose : la fiscalité des investissements privés devient plus technique et plus étroitement liée à la situation patrimoniale et professionnelle du contribuable.

      Pour les dirigeants d'entreprise et les entrepreneurs disposant d'un patrimoine important, il est donc pertinent de ne pas attendre la prochaine déclaration fiscale pour analyser les conséquences de la réforme.

      Une cession, une restructuration ou une transmission importante se prépare en amont.

      Notre cabinet, spécialisé en comptabilité, fiscalité et accompagnement juridique des entreprises et de leurs dirigeants à Charleroi et en Wallonie, peut vous accompagner dans l'analyse de votre situation et dans l'anticipation des conséquences fiscales de vos opérations patrimoniales.

      Vous êtes dirigeant d'entreprise et détenez des investissements ou des participations importantes ?

      Contactez notre équipe pour faire le point sur l'impact de la nouvelle taxation des plus-values sur votre situation personnelle et patrimoniale.

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      Réforme de l’impôt des personnes physiques : nouvelle loi adoptée !

      Réforme de l’impôt des personnes physiques : nouvelle loi adoptée !

      La loi portant sur la réforme de l’impôt des personnes physiques, adoptée le 17 juillet 2026 dans le cadre de l’accord de gouvernement 2025-2029, introduit des changements majeurs pour les dirigeants d’entreprise, les indépendants, les professionnels de l’IT, les travailleurs et les bénéficiaires d’allocations. Cette réforme entrera progressivement en vigueur à partir de l’exercice d’imposition 2027.

      Pour les experts-comptables, les dirigeants et les professionnels du droit fiscal, comprendre ces nouvelles règles est essentiel pour accompagner au mieux leurs clients ou leur entreprise. Voici un aperçu complet des principales modifications à retenir.

      1. Impacts sur les sociétés et les dirigeants d’entreprise

      La réforme cible particulièrement les dirigeants qui exercent via une société, avec des mesures strictes pour limiter les avantages en nature (ATN) et renforcer les obligations de rémunération.

      Avantages de toute nature (ATN) : un plafond à 20 %

      À partir de l’exercice d’imposition 2027, les avantages de toute nature (voiture de société, logement, etc.) ne pourront plus représenter plus de 20 % de la rémunération totale du dirigeant. En cas de dépassement, la société perdra le bénéfice du taux réduit de l’impôt des sociétés (20 %). Une mesure qui vise à limiter les abus et à recentrer les rémunérations sur des salaires transparents.

      Pour les experts-comptables à Charleroi et en Wallonie, il sera crucial d’auditer les packages de rémunération des dirigeants pour éviter tout risque fiscal.

      Rémunération minimale portée à 50 000 €

      La rémunération minimale pour bénéficier du taux réduit à l'impôt des sociétés passe de 45 000 € à 50 000 € (exercice 2027), avec une indexation annuelle. Une hausse qui impacte directement les PME et les start-ups, où les dirigeants combinent souvent salaires et dividendes.

      2. Droits d’auteur pour les professionnels de l’IT : un régime assoupli

      Les développeurs de logiciels et les professionnels IT pourront à nouveau bénéficier du régime fiscal des droits d’auteur (15 %) sous conditions strictes. Ce régime s’appliquera aux rémunérations perçues pour la cession de droits d’auteur à leur employeur, à condition que :

      - Les activités relèvent bien de la création de logiciels ou de solutions technologiques.
      - La rémunération soit directement liée à la propriété intellectuelle produite.

      Une opportunité pour les entreprises IT de Charleroi et de Belgique de structurer fiscalement les rémunérations de leurs talents.

      3. Indépendants : déduction forfaitaire et fin des versements anticipés

      Les indépendants en personne physique (à titre principal ou complémentaire) bénéficient de deux mesures phares

      Déduction de 10 % du bénéfice imposable

      - Jusqu’à 620 € en 2027.
      - Jusqu’à 830 € à partir de 2029.
      - Une déduction forfaitaire qui simplifie la gestion fiscale et réduit la charge administrative.

      Suppression des versements anticipés

      Dès 2026, les indépendants ne seront plus tenus d’effectuer des versements anticipés. Une mesure à manier avec la plus grande prudence et qui nécessite une planification fiscale rigoureuse pour éviter les mauvaises surprises lors de la réception de l'avis de paiement de l'impôt.

       

      4. Travailleurs : exonération fiscale en hausse et bonus à l’emploi renforcé

      Les travailleurs voient plusieurs de leurs avantages fiscaux évoluer, avec une hausse progressive de l’exonération fiscale et des mesures ciblées.

      quotité fiscale en augmentation

      Passage progressif de 10 910 € en 2027 à 15 600 € en 2031.
      Une progression qui vise à soutenir le pouvoir d’achat, notamment pour les ménages modestes.

      Bonus à l’emploi fiscal renforcé

      Dès 2027, le bonus à l’emploi (ou “work bonus”) sera majoré, offrant une réduction d’impôt supplémentaire pour les bas et moyens revenus.

      Heures supplémentaires : un traitement fiscal plus avantageux

      - 240 heures/an (360 heures dans l’horeca) sans sursalaire : exonérées d’impôt.
      - 180 heures/an avec sursalaire : réduction d’impôt possible.
      Une mesure qui incite à la flexibilité tout en soutenant des secteurs comme la restauration.

      Quotient conjugal : un avantage en voie de disparition

      - Réduction de moitié d’ici 2029 pour les non-pensionnés.
      - Extinction sur 20 ans pour les plus de 66 ans.
      - Pas d’indexation du montant maximum.

      Une réforme qui impacte les couples où un seul membre travaille, avec des conséquences sur la planification successorale et fiscale.

      5. Bénéficiaires d’allocations : des réductions d’impôt limitées

      Les pensionnés et les bénéficiaires de revenus de remplacement (chômage, invalidité) verront leurs réductions d’impôt diminuer à partir de 2027.

      nouveau taux dinstinc pour les revenus complémentaires des pensionnés

      Pour les pensionnés ayant des revenus professionnels complémentaires, un taux fixe de 33 % s’appliquera (sauf pour les flexi-jobs).

      6. nouveau taux distinct pour les revenus complémentaires des pensionnés

      Pour les pensionnés ayant des revenus professionnels complémentaires, un taux fixe de 33 % s’appliquera (sauf pour les flexi-jobs).

      7. Cotisation spéciale de sécurité sociale : individualisation et réduction

      À partir de 2029, la cotisation spéciale de sécurité sociale sera calculée individuellement, avec un plafond réduit de moitié. Une mesure qui vise à simplifier le système et à réduire les inégalités entre travailleurs.

      8. Exclusions et mesures spécifiques

      - Doctorants exclus : ils ne pourront plus bénéficier du crédit d’impôt pour enfants à charge, du quotient conjugal ou du transfert de la quotité exemptée (à partir de 2027).
      - ATN pour les employés et les dirigeants : dans la mesure où les ATN dépassent 20% de la rémunération totale, une cotisation complémentaire de 7.5% sera taxable dans le chef de l'employeur ou de la société dont le dirigeant tire ses revenus. 

      une réforme à anticiper dès maintenant

      La réforme de l’impôt des personnes physiques 2026 bouleverse de nombreux dispositifs fiscaux en Belgique. Pour les dirigeants, les indépendants, les professionnels IT et les travailleurs, une planification proactive est indispensable pour :

      - Optimiser sa rémunération (salaires vs dividendes, ATN).
      - Bénéficier des nouvelles déductions (indépendants, heures supplémentaires).
      - Anticiper les changements (quotient conjugal, bonus à l’emploi).

      Besoin d’un accompagnement personnalisé ? Nos experts-comptables et juristes fiscalistes sont là pour vous guider dans cette transition.

      Prochaines étapes

      Si vous souhaitez approfondir un point spécifique (ex : optimisation fiscale pour les dirigeants, structuration des revenus pour les indépendants, ou impacts du quotient conjugal), n’hésitez pas à nous contacter. Nous proposons des audits fiscaux et des conseils sur mesure pour vous aider à naviguer sereinement dans ce nouveau paysage fiscal.

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      Nouvelles règles pour les flexi-jobs en Belgique, décryptage par votre expert-comptable à Charleroi

      Nouvelles règles pour les flexi-jobs en Belgique, décryptage par votre expert-comptable à Charleroi

      Le flexi-job est un contrat de travail dérogatoire qui permet à un travailleur déjà occupé (ou à un pensionné) d’exercer une activité complémentaire salariée dans un régime social et fiscal avantageux. Introduit en 2015, ce dispositif est de plus en plus populaire, mais ses règles strictes en font un sujet complexe à maîtriser.

      En tant que cabinet d'expertise comptable et fiscale, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir sur les flexi-jobs en 2026 : conditions d’accès, secteurs autorisés, contrats, rémunération, cotisations, fiscalité, et pièges à éviter.

      Qui peut exercer un flexi-job ?

      A. Les travailleurs actifs

      Pour pouvoir exercer un flexi-job, un travailleur doit :

      - Avoir été occupé à au moins 4/5e d’un temps plein (soit 80 %) au cours du troisième trimestre précédant le trimestre du flexi-job (T-3).

      Attention aux exceptions :

      Périodes assimilées (maternité, adoption, chômage temporaire) comptent.
      Périodes non assimilées :
      - Prestations d’apprenti en alternance.
      - Occupation d’étudiant sous cotisation de solidarité.
      - Travail occasionnel dans l’horeca, l’agriculture ou l’horticulture.
      - Prestations déjà effectuées en tant que flexi-job.
      - Certains mandats politiques.

      Cas particulier : Réduction du temps de travail : 

      Si un travailleur passe d’un temps plein (100 %) en T-4 à 80 % en T-3, il ne peut pas effectuer de flexi-job pendant T et T+1. Un délai d’attente de deux trimestres supplémentaires s’applique.

      B. Les pensionnés

      Les pensionnés peuvent également conclure un flexi-job sans condition d’occupation préalable. Cependant,

      Attention au plafond :
      Si le pensionné n’a pas atteint l’âge légal de la retraite ou 45 ans de carrière, ses revenus de flexi-job ne doivent pas dépasser 8 121 € par an (montant 2026). Au-delà de ce plafond, sa pension est réduite. À partir de l’âge légal de la retraite ou de 45 ans de carrière, plus aucun plafond ne s’applique.

      Comment vérifier les conditions ?
      L’employeur doit consulter les données du travailleur via la plateforme de la sécurité sociale :
      https://consultationdesdonneesducitoyen.fgov.be/fr/
      Cette vérification doit être faite à chaque trimestre.

      Exclusions et interdictions de cumul
      Un travailleur ne peut pas :

      - Exercer un flexi-job auprès de son employeur principal (même entreprise) pendant le même trimestre.
      - Effectuer un flexi-job pendant un préavis ou une période couverte par une indemnité de rupture.

      Quels employeurs et secteurs peuvent recourir aux flexi-jobs ?

      Le régime des flexi-jobs a évolué en 2024 et 2026, avec des mécanismes d’opt-in et d’opt-out par secteur.

      A. Secteurs autorisés depuis le 1er juillet 2026

      Tous les secteurs (privé et public) sont désormais autorisés, sauf exceptions :

      - Professions protégées (ex. : notaires, huissiers).
      - Fonctions artistiques, artistiques-techniques et de soutien artistique (ex. : musiciens, techniciens du spectacle).
      - Occupations relevant de la loi sur le travail du sexe (loi du 3 mai 2024).
      - Fonctions de soins de santé (sauf si le travailleur a les diplômes et qualifications requis).

      Liste détaillée des exclusions :
      → Voir la liste actualisée par SECUREX (juillet 2026)

      B. Mécanismes d’opt-in et d’opt-out

      Opt-in : Un secteur peut autoriser le recours aux flexi-jobs (ex. : horeca, commerce).
      Opt-out : Un secteur peut interdire totalement ou partiellement les flexi-jobs (ex. : certaines fonctions dans l’art ou la santé).

      Exemple :

      - Un caissier en supermarché peut faire un flexi-job.
      - Un musicien (fonction artistique) ne peut pas faire un flexi-job dans ce secteur.

      Contrats, Dimona et formalités : ce qu’il faut savoir

      A. Types de contrats

      Le flexi-job suppose deux instruments :

      Un contrat-cadre écrit (obligatoire avant la première occupation) comprenant : 

      - Identité des parties.
      - Description des fonctions.
      - Flexi-salaire (montant horaire ou journalier).
      - Rappel de la condition d’occupation de 4/5e (sauf pour les pensionnés).
      - Modalités de proposition des contrats flexi-jobs.

      Un contrat de travail flexi-job (écrit ou oral) 

      - Peut être à temps plein ou partiel.
      - Peut être pour une durée déterminée ou un travail défini mais pas à durée indéterminée.

      Cas particulier : Intérim 

      Le contrat-cadre n’est pas obligatoire, mais les mêmes mentions doivent figurer dans le contrat d’intérim.

      B. Déclaration Dimona et DmfA

      L’employeur doit

      Effectuer une déclaration Dimona avant le début de l’occupation donc pas lors de la signature du contrat cadre.
      Déclarer les prestations et rémunérations dans la DmfA (Déclaration multifonctionnelle) avec les codes spécifiques ONSS.

      Cas des contrats oraux

      La Dimona est journalière et doit reprendre les heures de début et de fin de travail.

      Cas des contrats écrits

      La période ne peut pas dépasser un trimestre.
      Un système d’enregistrement des présences est obligatoire.

      La déclaration peut être introduite de manière anticipée, 1 mois avant le trimestre concerné.

      Sources officielles

      SPF Emploi – Contrat de travail flexi-job
      ONSS – Flexi-jobs

      Déclarer le heures de travail - socialsecurity.be

      Rémunération : flexi-salaire et flexi-pécule de vacances

      A. Composition de la rémunération

      Le travailleur perçoit

      Un flexi-salaire (salaire brut).
      Un flexi-pécule de vacances (7,67 % du flexi-salaire), payé en même temps.

      Pour le travailleur, le salaire brut = net 

      Pas de retenues personnelles de sécurité sociale ni d'impôt sur le flexi-salaire.

      B. Montants minimums (2026)

      Secteur Flexi-salaire horaire minimum Flexi-pécule (7,67 %) Total par heure
      Horeca 11,87 € 0,91 € 12,78 €
      Autres secteurs Salaire barémique du secteur ou RMMMG (Revenu Minimum Mensuel Moyen Garanti) 7,67 % du flexi-salaire Variable

       

      C. Plafond de rémunération

      Le flexi-salaire total (y compris indemnités, primes et avantages) ne peut pas dépasser 150 % :

      Du salaire minimum de base du secteur ou du RMMMG si aucun salaire minimum n'est fixé dan le secteur.

      Exceptions :

      Certaines dérogations sectorielles peuvent autoriser un dépassement.

      Traitement social et fiscal : les avantages (et les limites)

      A. Cotisations sociales (employeur)

      L’employeur paie :

      Une cotisation patronale spéciale de 28 % sur le salaire complet (y compris le flexi-pécule).
      Pas de cotisations ordinaires de sécurité sociale ni de cotisation personnelle ONSS pour le travailleur.

      B. Fiscalité (travailleur)

      Catégorie Exonération fiscale Plafond Régularisation en cas de dépassement
      Pensionnés Totale Aucun (sauf si < âge légal de la retraite ou 45 ans de carrière) Aucune
      Travailleurs actifs Partielle 18 000 € (2025) / 18 440 € (2026) La partie excédentaire devient imposable comme un salaire ordinaire.

      Attention :

      - Les indemnités non soumises à la cotisation de 28 % (ex. : indemnités de déplacement) ne sont pas prises en compte pour le plafond.

      - En cas de dépassement, l’employeur doit :
      1. Mentionner la partie imposable au code 250 de la fiche 281.10.
      2. Retirer le précompte professionnel sur cette partie.

      C. Cas des travailleurs multi-employeurs

      Si un travailleur exerce plusieurs flexi-jobs et que le plafond est dépassé globalement (mais pas chez chaque employeur), la régularisation intervient lors du calcul de l’impôt annuel.

      Flexi-job : avantages, risques et bonnes pratiques

      Avantages pour l’employeur

      - Flexibilité : Recrutement ciblé pour des pics d’activité.
      - Coût maîtrisé : 28 % de cotisations patronales uniquement (pas de charges sociales supplémentaires).
      - Simplicité administrative : Procédures allégées (Dimona FLX, DmfA).

      Avantages pour le travailleur

      - Revenu complémentaire sans perte de droits sociaux.
      - Exonération fiscale dans la limite des plafonds.
      - Pas de cotisations personnelles de sécurité sociale.

      Risques et pièges à éviter

      - Dépassement des plafonds (pension réduite pour les pensionnés, imposition pour les actifs).
      - Embauche d’un travailleur non éligible (ex. : un étudiant sous cotisation de solidarité).
      - Non-respect des formalités (Dimona, enregistrement des présences).
      - Recours à un flexi-job dans un secteur exclu (ex. : fonctions artistiques).

      Checklist pour un flexi-job conforme

      Étape Action
      1. Vérifier l’éligibilité du travailleur Consulter https://consultationdesdonneesducitoyen.fgov.be/fr/
      2. Vérifier le secteur et la fonction Consulter la liste SECUREX
      3. Établir un contrat-cadre écrit Inclure les mentions obligatoires (salaire, fonctions, condition 4/5e)
      4. Déclarer la Dimona FLX Avant le début de l’occupation
      5. Respecter le plafond de rémunération 18 440 €/an (2026) pour les actifs et certains pensionnés
      6. Payer le flexi-salaire + pécule 7,67 % de pécule inclus
      7. Déclarer en DmfA Avec les codes ONSS spécifiques
      8. Conserver les preuves Contrats, enregistrements de présence, fiches de paie

      Références pratiques et sources officielles

      Pour rester à jour, consultez ces sources fiables :

      - SPF Emploi : Contrat de travail flexi-job

      - ONSS : Instructions administratives Flexi-jobs

      - SPF Finances : Plafond fiscal et précompte professionnel

      - SECUREX : Liste des secteurs et fonctions autorisés/exclus

      - Base légale :

      Loi du 16 novembre 2015 (dispositions sociales diverses).
      Lois-programmes et arrêtés royaux d’extension/exclusion sectorielle.

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      Crise énergétique 2026 : Les 3 mesures clés du Gouvernement pour soutenir les entreprises et les travailleurs en Belgique

      Crise énergétique 2026 : Les 3 mesures clés du Gouvernement pour soutenir les entreprises et les travailleurs en Belgique

      En avril 2026, le Gouvernement fédéral belge a adopté des mesures fiscales temporaires pour atténuer l’impact de la hausse des prix de l’énergie et des carburants sur les ménages et les entreprises. Trois dispositifs majeurs ont été mis en place :

      1. Crédit d’impôt sur l’augmentation des indemnités kilométriques des trajets domicile-travail en véhicule motorisé personnel

      Le Gouvernement offre aux employeurs un crédit d’impôt de 20 % sur l’augmentation des indemnités de trajet versées aux travailleurs par rapport à 2025. L’objectif : compenser la hausse des coûts de mobilité pour les salariés tout en soutenant financièrement les entreprises.

      A. Montant du crédit

      • 20 % maximum sur l’augmentation des indemnités versées en 2026 par rapport à 2025.
      • Plafond : Le crédit est calculé sur une augmentation maximale de 0,10 €/km par trajet.
        • Exemple : Pour un trajet de 20 km/jour, l’augmentation éligible est plafonnée à 0,10 € × 20 km = 2 €/jour.
        • Crédit d’impôt = 20 % × 2 €/jour = 0,40 €/jour.
        • Pour 220 jours travaillés/an, cela représente 88 €/an/travailleur (plafond).

      B. Conditions d’éligibilité

      • Augmentation des indemnités :
        • L’indemnité doit être supérieure à celle versée en 2025.
        • Si aucune indemnité n’était versée en 2025, une indemnité minimale de 0,10 €/km peut être prise en compte.
      • Documentation obligatoire :
        • Justificatifs des indemnités 2025 et 2026 (relevés de frais, contrats, politiques internes).
        • Preuve des kilométrages parcourus (si l’indemnité est basée sur la distance).
      • Types de trajets éligibles :
        • Trajets domicile-travail.
        • Déplacements professionnels en voiture personnelle.

      3. Impact pour l’employeur

      • Le crédit réduit l’impôt des sociétés (ISoc) ou l’impôt des personnes physiques (IPP).
      ScénarioIndemnité 2025Indemnité 2026Augmentation éligibleCrédit d’impôt (20 %)
      Augmentation existante0,25 €/km0,30 €/km0,05 €/km (plafonné à 0,10 €/km)44 €/an/travailleur (0,05 € × 20 km × 220 jours × 20 %)
      Création d’une indemnitéAucune0,10 €/km0,10 €/km (plafond)88 €/an/travailleur (0,10 € × 20 km × 220 jours × 20 %)
      Augmentation dépassant le plafond0,25 €/km0,40 €/km0,10 €/km (plafond)88 €/an/travailleur (et non 132 €)
      • Calculez l’augmentation des indemnités versées en 2026 par rapport à 2025 (dans la limite de 0,10 €/km).
      • Conservez les justificatifs (factures, contrats, relevés de frais) pour prouver l’augmentation et les kilométrages.
      • Déclarez le crédit dans votre déclaration fiscale 2026 (via votre expert-comptable).
      • Informez vos salariés de l’augmentation de leurs indemnités et de l’avantage fiscal pour l’entreprise.
      • Seule l’augmentation est éligible : Si vos indemnités restent stables ou diminuent, aucun crédit ne s’applique.
      • Plafond strict : Même si l’augmentation réelle dépasse 0,10 €/km, seul le plafond est pris en compte.
      • Documentation obligatoire : En cas de contrôle, vous devrez prouver l’augmentation et les kilométrages.

      2. Indemnité kilométrique forfaitaire (IKF) revue à la hausse : des barèmes plus réalistes

      L’indemnité kilométrique forfaitaire (IKF) est utilisée pour rembourser les déplacements professionnels en voiture personnelle. Le Gouvernement a révisé les barèmes pour refléter la hausse des coûts des carburants et de l’entretien des véhicules, avec des montants indexés mensuellement ou annuellement selon les périodes.

      Les montants forfaitaires de l’IKF pour 2026 sont indexés mensuellement ou annuellement selon les périodes définies par le Gouvernement. Voici les montants officiels :

      PériodeMontant forfaitaire (€/km)IndexationHausse par rapport à la période précédente
      01/07/2025 – 30/06/20260,4449 €Indexation annuelle
      01/04/2026 – 30/04/20260,4571 €Indexation mensuelle temporaire+2,7 % (par rapport à 01/07/2025–30/06/2026)
      01/05/2026 – 31/05/20260,4841 €Indexation mensuelle temporaire+5,9 % (par rapport à 01/04/2026–30/04/2026)
      01/06/2026 – 30/06/2026Montant à confirmerIndexation mensuelle temporaireÀ déterminer fin juin 2026

      3. Report des accises sur les carburants : un répit pour les entreprises et les particuliers

      Les accises sont des taxes indirectes sur les carburants (essence, diesel, mazout, gaz naturel). Face à la hausse des prix de l’énergie, le Gouvernement a décidé de reporter leur augmentation pour soulager les ménages et les entreprises.

      ProduitSituation 2025Nouveau barème (2026)Date d’application
      Essence0,1924 €/litre0,1913 €/litreStable en 2026
      Diesel0,1924 €/litre0,1913 €/litreStable en 2026
      Gaz naturel8,72 €/MWh10,31 €/MWhReport au 1er juillet 2026
      MazoutHausse progressive prévueHausse reportée1er juillet 2026

      → Les accises sur le gaz et le mazout ne augmenteront qu’à partir du 1er juillet 2026 (au lieu d’avril 2026).

      • Économie immédiate : Pas de hausse des coûts énergétiques avant l’été.
      • Opportunité pour renégocier : Profitez-en pour comparer les offres des fournisseurs et négocier des tarifs avantageux.
      • Planification budgétaire : Anticipez la hausse future en diversifiant vos sources d’énergie (ex : passage partiel au biométhane ou à l’électrique).

      Vérifiez vos contrats énergétiques : Certains fournisseurs répercutent les accises immédiatement.
      Optimisez votre consommation : Audit énergétique, isolation, gestion des flottes.
      Anticipez la hausse de juillet : Diversifiez vos sources d’énergie ou investissez dans des solutions durables.

      Talents House vous accompagne

      Chez Talents House, nous aidons les entreprises de Charleroi et de Belgique à maximiser ces dispositifs grâce à :
      - Un audit fiscal pour identifier les crédits d’impôt éligibles (trajet, mobilité).
      - Une optimisation de vos notes de frais (IKF, indemnités kilométriques).
      - Un accompagnement personnalisé pour déclarer ces mesures dans vos comptes annuels.


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