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Crise énergétique 2026 : Les 3 mesures clés du Gouvernement pour soutenir les entreprises et les travailleurs en Belgique

Crise énergétique 2026 : Les 3 mesures clés du Gouvernement pour soutenir les entreprises et les travailleurs en Belgique

En avril 2026, le Gouvernement fédéral belge a adopté des mesures fiscales temporaires pour atténuer l’impact de la hausse des prix de l’énergie et des carburants sur les ménages et les entreprises. Trois dispositifs majeurs ont été mis en place :

1. Crédit d’impôt sur l’augmentation des indemnités kilométriques des trajets domicile-travail en véhicule motorisé personnel

Le Gouvernement offre aux employeurs un crédit d’impôt de 20 % sur l’augmentation des indemnités de trajet versées aux travailleurs par rapport à 2025. L’objectif : compenser la hausse des coûts de mobilité pour les salariés tout en soutenant financièrement les entreprises.

A. Montant du crédit

  • 20 % maximum sur l’augmentation des indemnités versées en 2026 par rapport à 2025.
  • Plafond : Le crédit est calculé sur une augmentation maximale de 0,10 €/km par trajet.
    • Exemple : Pour un trajet de 20 km/jour, l’augmentation éligible est plafonnée à 0,10 € × 20 km = 2 €/jour.
    • Crédit d’impôt = 20 % × 2 €/jour = 0,40 €/jour.
    • Pour 220 jours travaillés/an, cela représente 88 €/an/travailleur (plafond).

B. Conditions d’éligibilité

  • Augmentation des indemnités :
    • L’indemnité doit être supérieure à celle versée en 2025.
    • Si aucune indemnité n’était versée en 2025, une indemnité minimale de 0,10 €/km peut être prise en compte.
  • Documentation obligatoire :
    • Justificatifs des indemnités 2025 et 2026 (relevés de frais, contrats, politiques internes).
    • Preuve des kilométrages parcourus (si l’indemnité est basée sur la distance).
  • Types de trajets éligibles :
    • Trajets domicile-travail.
    • Déplacements professionnels en voiture personnelle.

3. Impact pour l’employeur

  • Le crédit réduit l’impôt des sociétés (ISoc) ou l’impôt des personnes physiques (IPP).
ScénarioIndemnité 2025Indemnité 2026Augmentation éligibleCrédit d’impôt (20 %)
Augmentation existante0,25 €/km0,30 €/km0,05 €/km (plafonné à 0,10 €/km)44 €/an/travailleur (0,05 € × 20 km × 220 jours × 20 %)
Création d’une indemnitéAucune0,10 €/km0,10 €/km (plafond)88 €/an/travailleur (0,10 € × 20 km × 220 jours × 20 %)
Augmentation dépassant le plafond0,25 €/km0,40 €/km0,10 €/km (plafond)88 €/an/travailleur (et non 132 €)
  • Calculez l’augmentation des indemnités versées en 2026 par rapport à 2025 (dans la limite de 0,10 €/km).
  • Conservez les justificatifs (factures, contrats, relevés de frais) pour prouver l’augmentation et les kilométrages.
  • Déclarez le crédit dans votre déclaration fiscale 2026 (via votre expert-comptable).
  • Informez vos salariés de l’augmentation de leurs indemnités et de l’avantage fiscal pour l’entreprise.
  • Seule l’augmentation est éligible : Si vos indemnités restent stables ou diminuent, aucun crédit ne s’applique.
  • Plafond strict : Même si l’augmentation réelle dépasse 0,10 €/km, seul le plafond est pris en compte.
  • Documentation obligatoire : En cas de contrôle, vous devrez prouver l’augmentation et les kilométrages.

2. Indemnité kilométrique forfaitaire (IKF) revue à la hausse : des barèmes plus réalistes

L’indemnité kilométrique forfaitaire (IKF) est utilisée pour rembourser les déplacements professionnels en voiture personnelle. Le Gouvernement a révisé les barèmes pour refléter la hausse des coûts des carburants et de l’entretien des véhicules, avec des montants indexés mensuellement ou annuellement selon les périodes.

Les montants forfaitaires de l’IKF pour 2026 sont indexés mensuellement ou annuellement selon les périodes définies par le Gouvernement. Voici les montants officiels :

PériodeMontant forfaitaire (€/km)IndexationHausse par rapport à la période précédente
01/07/2025 – 30/06/20260,4449 €Indexation annuelle
01/04/2026 – 30/04/20260,4571 €Indexation mensuelle temporaire+2,7 % (par rapport à 01/07/2025–30/06/2026)
01/05/2026 – 31/05/20260,4841 €Indexation mensuelle temporaire+5,9 % (par rapport à 01/04/2026–30/04/2026)
01/06/2026 – 30/06/2026Montant à confirmerIndexation mensuelle temporaireÀ déterminer fin juin 2026

3. Report des accises sur les carburants : un répit pour les entreprises et les particuliers

Les accises sont des taxes indirectes sur les carburants (essence, diesel, mazout, gaz naturel). Face à la hausse des prix de l’énergie, le Gouvernement a décidé de reporter leur augmentation pour soulager les ménages et les entreprises.

ProduitSituation 2025Nouveau barème (2026)Date d’application
Essence0,1924 €/litre0,1913 €/litreStable en 2026
Diesel0,1924 €/litre0,1913 €/litreStable en 2026
Gaz naturel8,72 €/MWh10,31 €/MWhReport au 1er juillet 2026
MazoutHausse progressive prévueHausse reportée1er juillet 2026

→ Les accises sur le gaz et le mazout ne augmenteront qu’à partir du 1er juillet 2026 (au lieu d’avril 2026).

  • Économie immédiate : Pas de hausse des coûts énergétiques avant l’été.
  • Opportunité pour renégocier : Profitez-en pour comparer les offres des fournisseurs et négocier des tarifs avantageux.
  • Planification budgétaire : Anticipez la hausse future en diversifiant vos sources d’énergie (ex : passage partiel au biométhane ou à l’électrique).

Vérifiez vos contrats énergétiques : Certains fournisseurs répercutent les accises immédiatement.
Optimisez votre consommation : Audit énergétique, isolation, gestion des flottes.
Anticipez la hausse de juillet : Diversifiez vos sources d’énergie ou investissez dans des solutions durables.

Talents House vous accompagne

Chez Talents House, nous aidons les entreprises de Charleroi et de Belgique à maximiser ces dispositifs grâce à :
- Un audit fiscal pour identifier les crédits d’impôt éligibles (trajet, mobilité).
- Une optimisation de vos notes de frais (IKF, indemnités kilométriques).
- Un accompagnement personnalisé pour déclarer ces mesures dans vos comptes annuels.


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Aides à l’embauche: modification du plan SESAM dès janvier 2026

Aides à l’embauche: modification du plan SESAM dès janvier 2026

La Wallonie prépare une refonte majeure des aides à l’emploi. Le plan SESAM, aujourd’hui l’une des aides les plus avantageuses pour les employeurs qui engagent un demandeur d’emploi wallon, sera profondément modifié dès le 1er janvier 2026 avant d’être supprimé le 1er juillet 2026.

Le plan SESAM consiste en une subvention directe, versée trimestriellement pendant trois ans pour l’engagement d’un travailleur à temps plein :

  • Année 1 : 12.326 €
  • Année 2 : 9.243 €
  • Année 3 : 6.163 €
    ➡️ Total : 27.732 €

Une majoration de 3.080 € peut être accordée dans plusieurs situations (jeunes, seniors, faible qualification, bénéficiaires AViQ et — jusqu’à fin 2025 — les trois premiers engagements).

2025 est donc la dernière année pour bénéficier du dispositif complet.

Le gouvernement wallon souhaite remplacer la multiplicité des aides (SESAM, Impulsion, Tremplin…) par un mécanisme unique, plus lisible et mieux ciblé, afin de :

  • simplifier les démarches,
  • limiter les effets d’aubaine,
  • concentrer les moyens sur les travailleurs les plus éloignés de l’emploi,
  • renforcer l’impact réel sur la (re)mise à l’emploi durable.

Pour les demandes SESAM introduites à partir du 01/01/2026 :

  • Durée d’aide ramenée à 1 an maximum (au lieu de 3 ans).
  • Inscription Forem requise pendant 4 mois (au lieu d’un seul jour).
  • Majoration "travailleur âgé" dès 57 ans (au lieu de 55 ans).
  • Fin de la majoration pour les trois premiers engagements.

Ces mesures font partie de l’accord budgétaire 2026 : leur application est pratiquement certaine.

Il sera remplacé par une prime unique à l’embauche, ciblée sur trois catégories de chercheurs d’emploi :

  1. Jeunes (<25 ans) et seniors (+57 ans) inscrits depuis 4 mois (max. CESS).
  2. Demandeurs d’emploi inscrits depuis 12 mois.
  3. Demandeurs d’emploi inscrits depuis 24 mois.

Tous les secteurs privés, non marchands et une partie du secteur public seront éligibles.
✔ Une majoration spécifique est prévue pour les entreprises de moins de 20 ETP.

Le Forem mettra en place une interface permettant :

  • de visualiser les aides disponibles,
  • de vérifier directement l’éligibilité,
  • d’obtenir le montant de la prime,
  • avec un objectif d’octroi en 48 heures.

Un monitoring continu ajustera les critères selon l’impact réel sur l’emploi.

Pour ceux qui envisagent :

  • un premier engagement,
  • un renforcement de leur personnel,
  • ou un remplacement d’ici 2025–2026,

👉 Lancer les engagements avant le 31 décembre 2025 est crucial pour profiter du SESAM actuel (3 ans d’aide + majorations).

À partir de 2026, les subventions seront beaucoup moins avantageuses, puis basculeront vers un mécanisme plus restrictif.

* Ces mesures ne sont pas encore officialisées au Moniteur belge, mais figurant dans l’accord budgétaire du gouvernement wallon, leur entrée en vigueur est considérée comme très probable.

Source : Salary Solutions – Document d’information sur la réforme du Plan SESAM (PDF interne)

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Nouveau régime de cotisations sociales pour les indépendants en âge d’être pensionnés

Nouveau régime de cotisations sociales pour les indépendants en âge d’être pensionnés

À partir du 1er octobre 2025, un nouveau régime de cotisation sociale s’applique aux travailleurs indépendants ayant atteint l’âge légal de la pension.
Cette réforme vise à offrir une meilleure couverture sociale aux indépendants qui continuent à exercer une activité professionnelle après la retraite, tout en harmonisant leur statut avec celui des indépendants à titre principal.

Il est très important de souligner que de nombreux indépendants ayant atteint l'âge de la pension ne seront pas du tout intéressés par cette mesure. Il est donc très important d'en analyser l'impact exact.

Désormais, les indépendants pensionnés sont soumis à des cotisations trimestrielles minimales de 871,71 €, soit le même montant que pour un indépendant à titre principal.

Grâce à cette mesure, l’activité professionnelle continue de générer des droits à la pension, quel que soit le niveau de revenu. Toutefois, il se peut que le supplément généré par les cotisations payées soient infimes.
Les indépendants concernés bénéficient également d’une protection sociale étendue, incluant :

  • l’incapacité de travail,
  • le deuil,
  • la paternité,
  • les soins de santé,
  • ainsi que le statut d’aidant proche.
SituationAvant le 1er octobreAprès le 1er octobre
CotisationsRéduitesCotisations minimales (871,71 €)
Droits sociauxPas de droit à la pensionDroits sociaux complets, dont pension
OptionPossibilité d’OPT-OUT
SituationAvant le 1er octobreAprès le 1er octobre
CotisationsPleinesPleines
Droits sociauxDroit à la pensionDroit à la pension

Aucun changement pour cette catégorie de revenus : les indépendants continuent à bénéficier de la même couverture et des mêmes droits qu’auparavant.

SituationAvant le 1er octobreAprès le 1er octobre
CotisationsAucuneCotisations minimales (871,71 €)
Droits sociauxAucunDroits sociaux complets, dont pension
OptionPossibilité d’OPT-OUT

Le nouveau régime prévoit une option d’exclusion, appelée OPT-OUT, permettant à certains indépendants pensionnés de ne pas adhérer automatiquement à la réforme.

  • Une demande explicite doit être introduite auprès de la caisse d’assurances sociales.
  • L’indépendant qui opte pour l’exclusion reste soumis à l’ancien régime de cotisations.
  • Cette décision reste valable pour les années suivantes, sauf renonciation explicite de la part de l’indépendant.
Revenu net annuelTaux de cotisationDroits sociaux
< 3 763,51 €Aucune cotisationAucun droit social
3 763,51 € – 17 008,88 €20,5 % (ou 14,7 % pour les pensionnés)Aucun droit social
> 17 008,88 €Cotisations pleines (comme un indépendant à titre principal)Tous les droits sociaux

Les indépendants qui optent pour le nouveau régime et versent la cotisation trimestrielle minimale de 871,71 € verront cette contribution avoir un impact positif sur le calcul de leur pension.
Chaque trimestre cotisé continue à accroître le montant de la pension, comme pour un indépendant à titre principal.

En d’autres termes, plus la période de cotisation est longue, plus la pension finale sera élevée.
Cette amélioration ne s’applique pas aux personnes ayant choisi l’opt-out, qui restent soumises à l’ancien régime sans constitution supplémentaire de droits à la pension.

Certains profils d’indépendants pensionnés sont soumis à des règles spécifiques selon leur statut ou leur situation familiale :

SituationRevenu net annuel minimumCotisation trimestrielleObservations
Conjoint aidant7 472 €382,94 €Cotisation adaptée au statut de conjoint aidant.
Primo-starter8 783,48 €450,15 €Taux réduit applicable aux débuts d’activité.
Pension de survie871,71 € (cotisations pleines) ou opt-outTraitement identique à celui d’un indépendant à titre principal.
  • La réforme introduite au 1er octobre 2025 vise à renforcer la sécurité sociale des indépendants pensionnés, en alignant leurs cotisations et leurs droits sur ceux des indépendants actifs.
  • Elle permet une constitution continue de la pension, une meilleure couverture sociale et une plus grande équité entre statuts.
  • Toutefois, l’opt-out reste une option pour les personnes à revenus modestes ou exerçant une activité accessoire, afin d’éviter des cotisations disproportionnées.

Chaque situation étant unique, il est essentiel d’évaluer les avantages et les implications fiscales et sociales de ce nouveau régime avant de faire un choix.
Notre équipe se tient à votre disposition pour vous accompagner dans les démarches auprès de votre caisse d’assurances sociales, analyser votre profil d’indépendant pensionné, simuler l’impact de ces nouvelles cotisations sur votre pension.

Accord du gouvernement en matière fiscale 

Accord du gouvernement en matière fiscale 

Il aura fallu sept longs mois de gestation pour accoucher du bébé. Oufti, nous y sommes arrivés ! 

Dans cet article, nous vous présentons les mesures fiscales clés qui vont impacter les travailleurs et les entreprises en Belgique. Ces ajustements auront des conséquences directes sur votre gestion comptable et fiscale, et il est essentiel de bien comprendre leur portée pour optimiser vos finances. 

Afin de renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs, plusieurs mesures seront mises en place cette année. Parmi celles-ci, on note une augmentation de la quotité exemptée d’impôt, une réduction de la cotisation spéciale de sécurité sociale, et un renforcement du bonus à l’emploi pour les bas salaires. L’objectif est double : améliorer la compétitivité du travail et stimuler l’économie belge. Cette réforme pourrait également influencer votre gestion comptable et fiscale, notamment en ce qui concerne la déclaration des revenus. 

La réforme touchera également la fiscalité des plus-values. Un taux de 10 % sera désormais appliqué sur la revente d’actifs financiers tels que les actions, obligations et cryptomonnaies, avec une exonération de base de 10 000 euros indexés. Si vous êtes actionnaire majoritaire d’une société, c’est-à-dire détenant plus de 20 % du capital, une taxation progressive sera instaurée. Elle inclura une exonération jusqu’à un million d’euros, suivie d’une imposition progressive jusqu’à 10 %. Cette mesure vise à équilibrer la fiscalité entre les revenus du capital et ceux du travail, un sujet souvent abordé par notre cabinet comptable lors de conseils fiscaux personnalisés. 

Le gouvernement belge entend également stimuler l’investissement dans les start-ups en simplifiant les conditions d’octroi des réductions fiscales. Cette initiative pourrait être bénéfique pour les entrepreneurs et les investisseurs, et pourrait impacter vos stratégies d’optimisation fiscale. Notre bureau comptable à Charleroi, spécialisé dans l’expertise financière, est à votre disposition pour vous accompagner dans ces démarches. 

Un grand "OUF" pour les entreprises concernées par les réserves de liquidation ! Le taux du précompte mobilier passera de 5 % à 6,5 %, ce qui entraînera une imposition effective des distributions différées passant de 13,64 % à 15 %. Cette révision vise à aligner ce taux sur celui du régime VVPR bis (15 %), et pour le rendre plus attractif, le délai d’attente pour bénéficier du taux réduit sera réduit de 5 à 3 ans. Ce changement pourrait avoir un impact sur la gestion patrimoniale de certaines entreprises. Il est essentiel de se tourner vers un consultant fiscal ou un expert-comptable pour s'assurer de la conformité et de l'optimisation des stratégies fiscales. 

Face à ces changements, il est crucial de faire appel à un cabinet de comptabilité capable de vous guider à travers les méandres de la réforme fiscale. Que vous soyez un particulier ou une entreprise en Wallonie ou à Charleroi, un accompagnement juridique et fiscal de qualité est essentiel pour optimiser vos finances et réduire vos impôts de manière légale. 

Chez Talents House, nous vous offrons un accompagnement personnalisé en matière de gestion comptable et fiscale, d'audit et de conseils juridiques. Notre équipe d’experts-comptables et de consultants fiscaux est à votre disposition pour vous aider à prendre les meilleures décisions pour votre avenir financier. 

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Nouvelles formalités concernant les remboursements de frais

Nouvelles formalités concernant les remboursements de frais

Les remboursements de dépenses propres à l’employeur sont des dépenses effectuées par un travailleur ou un dirigeant qui incombent à son employeur ou à la société dont il est administrateur. 

Ces frais peuvent parfois être remboursés forfaitairement sur base de normes sérieuses – c’est le cas du remboursement des dépenses de frais de voiture par exemple –, forfaitairement sur base de normes non sérieuses ( par exemple, l’employeur rembourse 300,00 € par mois forfaitairement pour des frais de bureau) ou sur base de documents justificatifs. 

Jusqu’au 31 décembre 2021, seules les fiches relatives aux remboursements de frais forfaitaires sur des bases non sérieuses devaient reprendre le montant remboursé. Lorsque l’employeur du travailleur ou la société du dirigeant remboursait des frais sur base des pièces justificatives ou forfaitairement sur base de normes sérieuses, la mention « OUI » sur la fiche suffisait. 

Tout remboursement doit être mentionné

A partir du 1er janvier 2022, les montants des remboursements de frais devront être indiqués quels qu’en soit le type

Une circulaire a été émise mais, comme bien souvent, elle n’est pas claire et recèle des pièges qui, en fait, constituent de grosses erreurs de compréhension de la technique comptable. 

L’administration délivre deux cas concrets empreints de cette belle hypocrisie habituelle : 

Nous invitons les lecteurs à aller lire cette circulaire 2022/C/62 et à m’expliquer ce qu’ils comprennent du point « IV. Cas concrets ». 

  • Le premier cas concerne celui du seul dirigeant qui paie une dépense que la société rembourserait en créditant son compte courant. Dans ce cas, dit l’administration, il s’agit d’un remboursement de frais qui doit faire l’objet d'une indication du montant de la dépense dans la fiche individuelle. L’administration utilise l’adverbe « également » sans faire mention d’aucun autre cas antérieur et elle ne décrit absolument pas ledit cas de remboursement. S’agit-il d’une facture au nom de l’employeur, d’un remboursement de frais forfaitaire sur base de normes sérieuses ou non sérieuses, d’un document au nom du travailleur, rien, nada
  • L’administration poursuit son raisonnement avec le cas d’un travailleur ou d’un dirigeant qui avance une facture au nom de la société. Alors là, on ne comprend pas pourquoi subitement, on passe du seul dirigeant au dirigeant ou à l’employé (ce qui n’est d’ailleurs pas le bon terme puisqu’il aurait fallu utiliser le terme « travailleur »). Dans ce cas, dit l’administration, il s’agit simplement d’une avance et il n’y a pas lieu d’en indiquer le montant sur une fiche individuelle. 

Comprenne qui pourra… 

Ce qui est tout de même très interpellant, c’est la différence de traitement entre les deux cas : selon que l’on est un dirigeant ou un travailleur, le remboursement de frais devrait être traité différemment… 

Nous pensons personnellement que si la facture mentionne clairement le nom de l’employeur, la dépense est faite au nom et pour compte de l’employeur mais est payée par le travailleur ou le dirigeant. Il n’y a donc aucune raison d’imputer le paiement de la dépense dans le compte du fournisseur mais bien au contraire au crédit du compte du dirigeant ou du travailleur. 

Et ce même compte courant devra faire l’objet d’une opération diverse pour solder le compte du fournisseur par le compte courant du dirigeant ou du travailleur. Il n’en demeure pas moins qu’il ne s’agit pas d’un remboursement de frais mais du remboursement d’une avance faite pour compte et au nom de l’employeur. 

Quelques précisions tout de même..

L’administration clarifie quelque peu son point de vue en distinguant la situation dans laquelle il est clair que la dépense est faite au nom et pour compte de l’employeur car la facture ou le document en tenant lieu permet de l’identifier clairement (l’administration parle de facture régulière) et celle dans laquelle il n’est pas possible d’identifier qui est le donneur d’ordre (le cas cité est celui d’un ticket de caisse). Dans ce dernier cas, il y aurait lieu d’établir une fiche et dans le premier, non. 

Et qu’en est-il si le travailleur ou le dirigeant reçoit préalablement l’ordre écrit ou verbal de son employeur d’effectuer un achat au nom et pour compte de l’employeur et que seul un ticket de caisse est délivré ? 

Nous tenons quand même à signaler au passage que la sanction du défaut d’inscription est double puisque d’une part, la dépense sera rejetée et d’autre, part, une cotisation distincte de 100,00 % du montant de la dépense peut être appliquée. 

Nous pensons que toutes les sociétés doivent mettre rapidement en place une politique en ce qui concerne les remboursements des dépenses propres à l’employeur, le cas échéant les revoir et vérifier avec leur professionnel du chiffre que leur comptabilité est prête pour communiquer les informations nécessaires. 

Mais, cela pourra difficilement être neutre en termes de coûts d’administration car il s’agira d’un travail administratif supplémentaire important. 

Enfin, les contribuables doivent se préparer à devoir faire face des contrôles fiscaux sur ce type de dépenses.  

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