Sélectionner Une Page
Taxe sur les plus-values financières : la circulaire du 22 juillet apporte enfin des réponses concrètes

Taxe sur les plus-values financières : la circulaire du 22 juillet apporte enfin des réponses concrètes

La nouvelle taxation des plus-values sur les actifs financiers est entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Avec la publication de la circulaire 2026/C/74 le 22 juillet dernier, l’administration fiscale apporte désormais de nombreuses précisions sur la manière dont cette nouvelle réglementation doit être appliquée.

Pour les dirigeants d’entreprise, entrepreneurs et investisseurs disposant d’un patrimoine financier conséquent, cette réforme mérite une attention particulière. Elle peut en effet avoir un impact significatif sur la fiscalité de vos investissements privés, mais également sur certaines opérations portant sur les actions de votre société.

Une nouvelle taxe applicable depuis le 1er janvier 2026

Depuis le 1er janvier 2026, les plus-values réalisées par des personnes physiques sur certains actifs financiers sont, en principe, soumises à une nouvelle taxation.

Le principe est relativement simple : lorsqu'un actif financier est vendu avec une plus-value, celle-ci peut désormais être imposable.

Sont notamment concernés

  • les actions cotées et non cotées ;
  • les obligations ;
  • les ETF et fonds d’investissement ;
  • certains produits dérivés ;
  • les contrats d’assurance-vie et produits d’investissement ;
  • les cryptomonnaies ;
  • l’or d’investissement et certains autres actifs financiers.

La taxation vise les opérations réalisées dans le cadre de la gestion normale du patrimoine privé, en dehors d'une activité professionnelle.

Attention : le nouveau régime ne signifie donc pas que toutes les plus-values sont automatiquement taxées au même taux.

La circulaire 2026/C/74 distingue en effet plusieurs régimes.

Trois régimes fiscaux à distinguer

L'une des principales difficultés de cette nouvelle réglementation réside dans le fait que le taux d'imposition dépend notamment de la nature de l'opération et de la participation concernée.

1. Les plus-values internes : une attention particulière pour les dirigeants

Le premier régime concerne notamment certaines cessions d'actions à une société contrôlée par le contribuable ou par celui-ci avec des membres de sa famille.

Ces opérations peuvent notamment concerner des entrepreneurs qui souhaitent réorganiser leur patrimoine ou leur structure de détention en utilisant une holding.

Dans certaines situations, la plus-value relève du régime des plus-values internes, avec une taxation de 33 %.

C'est un point particulièrement important pour les dirigeants qui envisagent une restructuration de leur patrimoine professionnel et privé.

Une opération qui pouvait auparavant être envisagée principalement sous l'angle juridique ou patrimonial doit désormais également être analysée sous l'angle de cette nouvelle fiscalité.

2. Les participations substantielles : un régime spécifique

Le deuxième régime concerne les contribuables qui détiennent une participation importante dans une société.

L'hypothèse qui pourrait principalement vous concerner serait celle de la revente des actions de votre société à un tiers. 

Le seuil de référence est notamment fixé à 20 % des droits dans le capital dans les conditions prévues par la réglementation.

Le régime prévoit une taxation progressive en fonction du montant de la plus-value, avec un système d'exonération particulièrement important pouvant atteindre 1 million d'euros sur une période de cinq périodes imposables consécutives.

Pour un entrepreneur qui envisage de vendre tout ou partie de son entreprise, cette règle peut donc devenir un élément déterminant dans la planification de la cession.

La question n'est plus uniquement :

« Combien vaut mon entreprise ? »

mais également :

« Quel sera le traitement fiscal de la plus-value et comment structurer la cession de manière optimale ? »

3. Le régime général : 10 % sur les autres actifs financiers

Le troisième régime constitue le régime général et résiduaire.

Il concerne notamment les plus-values réalisées sur les autres actifs financiers qui ne relèvent pas des deux catégories précédentes.

Le taux est fixé à 10 %.

Une exonération annuelle est toutefois prévue. Pour l'exercice d'imposition 2027, la première tranche de 10.000 € de plus-values réalisées bénéficie ainsi d'une exonération. Un mécanisme permet également, sous certaines conditions, de reporter une partie de l'exonération non utilisée, avec un plafond pouvant atteindre 15.000 €.

Pour les investisseurs privés, ce mécanisme peut donc avoir une influence sur le calendrier de réalisation des plus-values.

Qu'en est-il des plus-values réalisées avant 2026 ?

C'est une question essentielle pour les contribuables qui disposent déjà d'un portefeuille d'investissements important. La nouvelle taxe ne vise pas, en principe, la plus-value constituée avant le 1er janvier 2026. Pour les actifs acquis avant cette date, le système repose notamment sur une valeur de référence au 31 décembre 2025. Concrètement, lors de la vente d'un actif en 2026 ou ultérieurement, la comparaison ne se fait donc pas nécessairement avec le prix d'achat historique.

Exemple simplifié :

Vous avez acheté des actions pour 100.000 € il y a plusieurs années. Au 31 décembre 2025, ces actions valent 180.000 €. Vous les revendez en 2026 pour 220.000 €. Dans cette situation, la plus-value fiscale sera en principe déterminée à partir de la valeur de référence de 180.000 €, et non du prix d'achat initial de 100.000 €. La plus-value imposable sera donc de 40.000 €, et non de 120.000 €.

Ce mécanisme vise à préserver la plus-value constituée avant l'entrée en vigueur de la nouvelle taxation.

Le calcul de la plus-value : plusieurs subtilités à connaître

La circulaire apporte également des précisions importantes sur le calcul de la base imposable.

Elle traite notamment :

  • de la détermination de la valeur d'acquisition ;
  • de la valeur de référence au 31 décembre 2025 ;
  • des plus-values historiques ;
  • des moins-values ;
  • de la méthode FIFO pour certains actifs identiques ;
  • des assurances d'épargne et d'investissement ;
  • des actifs non cotés ;
  • des transferts d'actifs ;
  • et des conséquences fiscales d'un départ de Belgique.

Les moins-values peuvent, sous certaines conditions, être prises en compte pour déterminer la plus-value nette imposable. Elles ne peuvent toutefois pas être utilisées sans limite pour réduire d'autres revenus ou être reportées indéfiniment.

Pour les patrimoines financiers importants, la conservation d'une documentation précise sur les acquisitions, les valorisations et les opérations réalisées devient donc particulièrement importante.

Une attention particulière pour les dirigeants qui détiennent des actions de leur entreprise

Pour un dirigeant d'entreprise, la nouvelle réglementation peut avoir une importance bien plus large que la simple taxation d'un portefeuille boursier.

Prenons le cas d'un entrepreneur qui détient personnellement les actions de sa société et envisage :

  • une vente de son entreprise ;
  • une transmission familiale ;
  • la création ou l'utilisation d'une holding ;
  • une réorganisation de son patrimoine ;
  • une donation suivie d'une éventuelle cession ;
  • ou encore un départ à l'étranger.

Le traitement fiscal de l'opération doit désormais être étudié en amont.

Une opération juridiquement possible n'est pas nécessairement une opération fiscalement neutre.

La circulaire rappelle notamment l'importance des règles anti-abus et apporte des précisions sur certaines opérations réalisées entre un contribuable et des sociétés qu'il contrôle.

Que se passe-t-il en cas de départ de Belgique ?

La réforme comporte également un mécanisme d'exit tax dans certaines situations.

Le départ de Belgique peut, dans certaines circonstances, entraîner une taxation sur une plus-value qui n'a pas encore été effectivement réalisée.

Des mécanismes de report du paiement existent notamment lorsque le contribuable s'installe dans un État membre de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou dans certains États liés à la Belgique par une convention répondant aux conditions prévues par la loi.

Pour un dirigeant envisageant une expatriation, cette question mérite donc d'être analysée avant le départ, et non après.

Pourquoi cette réforme est particulièrement importante pour les hauts patrimoines ?

Pour un contribuable disposant d'un portefeuille financier limité, l'exonération annuelle peut absorber une partie importante des plus-values réalisées.

La situation est différente pour un dirigeant ou un entrepreneur disposant :

  • d'un portefeuille d'investissement conséquent ;
  • de participations dans plusieurs sociétés ;
  • d'une société holding ;
  • d'actions non cotées ;
  • de contrats d'assurance-vie ;
  • d'actifs financiers à l'étranger ;
  • ou d'un projet de cession ou de transmission.

Dans ces situations, la planification fiscale et patrimoniale devient essentielle.

Le moment auquel une plus-value est réalisée, la manière dont les actifs sont détenus, la structure de participation, le calendrier d'une cession ou encore la situation fiscale du contribuable peuvent désormais avoir des conséquences importantes.

Que faire concrètement en 2026 ?

La publication de la circulaire est surtout l'occasion pour les investisseurs et dirigeants de faire le point sur leur situation.

Nous recommandons notamment de :

1. Faire l'inventaire de vos actifs financiers

Actions, ETF, obligations, assurances, cryptomonnaies, participations dans des sociétés… Il est important d'identifier les actifs susceptibles d'entrer dans le champ de la nouvelle taxe.

2. Vérifier les valeurs au 31 décembre 2025

Pour les actifs détenus avant 2026, cette date constitue une référence essentielle pour déterminer la plus-value future.

3. Identifier vos participations importantes

Si vous détenez une participation significative dans une société, le régime applicable peut être très différent du taux général de 10 %.

4. Anticiper les opérations importantes

Cession d'entreprise, réorganisation avec une holding, transmission familiale, donation, expatriation : ces opérations méritent une analyse fiscale avant leur réalisation.

5. Ne pas raisonner uniquement en termes de taux d'imposition

La question n'est pas simplement la détermination du taux de taxation applicable à la plus-value.

Il faut également déterminer quel régime s'applique, quelle exonération peut être utilisée, quelle valeur d'acquisition doit être retenue et quelles conséquences peuvent découler de la structure de détention.

Une réforme qui nécessite une véritable analyse patrimoniale

La publication ce 22 juillet de la circulaire 2026/C/74 constitue une étape importante : elle apporte de nombreuses précisions sur l'application pratique de la nouvelle taxe sur les plus-values financières.

Mais elle confirme également une chose : la fiscalité des investissements privés devient plus technique et plus étroitement liée à la situation patrimoniale et professionnelle du contribuable.

Pour les dirigeants d'entreprise et les entrepreneurs disposant d'un patrimoine important, il est donc pertinent de ne pas attendre la prochaine déclaration fiscale pour analyser les conséquences de la réforme.

Une cession, une restructuration ou une transmission importante se prépare en amont.

Notre cabinet, spécialisé en comptabilité, fiscalité et accompagnement juridique des entreprises et de leurs dirigeants à Charleroi et en Wallonie, peut vous accompagner dans l'analyse de votre situation et dans l'anticipation des conséquences fiscales de vos opérations patrimoniales.

Vous êtes dirigeant d'entreprise et détenez des investissements ou des participations importantes ?

La publication ce 22 juillet de la circulaire 2026/C/74 constitue une étape importante : elle apporte de nombreuses précisions sur l'application pratique de la nouvelle taxe sur les plus-values financières.

Mais elle confirme également une chose : la fiscalité des investissements privés devient plus technique et plus étroitement liée à la situation patrimoniale et professionnelle du contribuable.

Pour les dirigeants d'entreprise et les entrepreneurs disposant d'un patrimoine important, il est donc pertinent de ne pas attendre la prochaine déclaration fiscale pour analyser les conséquences de la réforme.

Une cession, une restructuration ou une transmission importante se prépare en amont.

Notre cabinet, spécialisé en comptabilité, fiscalité et accompagnement juridique des entreprises et de leurs dirigeants à Charleroi et en Wallonie, peut vous accompagner dans l'analyse de votre situation et dans l'anticipation des conséquences fiscales de vos opérations patrimoniales.

Vous êtes dirigeant d'entreprise et détenez des investissements ou des participations importantes ?

Contactez notre équipe pour faire le point sur l'impact de la nouvelle taxation des plus-values sur votre situation personnelle et patrimoniale.

Libérez votre talent grâce à notre accompagnement

★★★★★ 4.9 | 36 avis Google

Professionnels médicaux: 5 bonnes raisons de passer en société

Professionnels médicaux: 5 bonnes raisons de passer en société

En 2026, une majorité des médecins et dentistes en Belgique choisissent encore de rester indépendants (personne physique). Pourquoi ? Parce que la simplicité administrative et une protection sociale déjà solide rendent cette option plus attractive que la création d’une société. Pourtant, quand les bénéfices dépassent 50 000 € par an, passer en société devient une stratégie gagnante : économies d’impôts significatives, protection du patrimoine et transmission facilitée du cabinet.

Ce guide vous explique tout ce qu’il faut savoir pour réussir cette transition sans erreur, en intégrant les réalités du terrain et les dernières règles en vigueur.

Pourquoi et quand passer en société ? Les 5 bonnes raisons 

Moins d’impôts, moins de cotisations sociales, plus d’économies : le vrai game-changer

En Belgique, un indépendant (médecin, dentiste, etc.) peut payer jusqu’à 50 % d’impôts sur ses revenus les plus élevés et plus de 20 % de cotisations sociales jusqu’à environ 110.000,00 € de revenus. En société ? C’est une autre histoire. 

Avec l’impôt des sociétés, vous ne paierez que 15 % sur les premiers 100 000 € de bénéfices, contre 50 % en indépendant. 

Prenons un exemple concret : 

  • En indépendant, avec 80 000 € de bénéfices, vous paierez environ 16 000 € de cotisations sociales et 25 000 € d’impôt 
  • En société, avec le même bénéfice, vous pourriez ne payer que 4 000 € de cotisations sociales et 23 000 € d’impôt 
  • Résultat : une économie d’environ 14 000 € par an 

Si cela est possible c’est parce qu’en société, vous avez une flexibilité sur votre rémunération. Vous pouvez choisir entre un revenu professionnel (rémunération de dirigeant) et un revenu mobilier (dividende/revenu de l’actionnaire). Pour les petits bénéfices, privilégiez la rémunération. Pour les gros bénéfices, misez sur les dividendes. 

Enfin, les déductions fiscales sont boostées : 

  • Matériel médical (scanners, fauteuils dentaires) amortissable sur plusieurs années.
  • Frais de formation (congrès, formations certifiantes) à 100 % déductibles.
  • Voiture de société (leasing ou achat) déductible sous conditions et imposable en personne physique de manière intéressante.
  • Assurances et abonnements professionnels (revues médicales, logiciels de gestion) 

Un dentiste avec 120 000 € de bénéfices peut économiser facilement 20 000 € par an en passant en société, tout en protégeant son patrimoine. Pas mal, non ? 

Votre maison et votre épargne enfin en sécurité

En tant qu’indépendant, votre responsabilité est illimitée. Si votre cabinet a des dettes ou est poursuivi en justice, vos biens personnels (maison, compte en banque, voiture) peuvent être saisis (SPF Justice).

En société (SRL, SCRL), votre responsabilité peut être est limitée aux apports dans la société. Vos biens personnels sont protégés en cas de faillite ou de litige.

C’est idéal si vous avez un patrimoine à protéger (immobilier, investissements, etc.).

Attention : une SRL ne protège pas contre les fautes professionnelles (ex. : erreur médicale). Pour cela, une assurance responsabilité civile professionnelle est indispensable.

Faciliter la transmission ou l’association avec un confrère

Passer en société, c’est aussi anticiper l’avenir :

  • Transmettre votre cabinet : la cession des actions d’une société est plus simple et moins coûteuse que la vente d’un fonds de commerce
  • S’associer avec un confrère : parfait pour partager les coûts (loyer, personnel, matériel) et développer votre activité mais aussi se répartir les bénéfices
  • Attirer des investisseurs : une SRL peut accueillir des associés ou des investisseurs externes

Deux dentistes créent une SRL commune pour partager un local et une assistante. Résultat : une réduction des coûts fixes de 30 à 40 %, et plus de temps pour soigner.

Donner une image pro à votre cabinet

Une société, c’est comme un costume trois-pièces pour votre cabinet : ça change tout. 

  • Pour vos patients : ils vous perçoivent comme un professionnel structuré et sérieux 
  • Pour les mutuelles et banques : elles sont plus enclines à collaborer avec une structure organisée 
  • Pour recruter : un contrat clair et une structure solide attirent plus facilement des collaborateurs 

Les banques proposent souvent des prêts à taux préférentiels aux sociétés, contrairement aux indépendants. 

Préparer sereinement votre retraite ou votre départ

  • Transmettre votre cabinet : une société simplifie la cession à un successeur (transmission d’actions vs fonds de commerce) 
  • Capitaliser pour la retraite : vous pouvez épargner dans votre société (épargne professionnelle) et percevoir des dividendes après votre départ 

Passer en société, ce n’est pas juste une question d’impôts. C’est une stratégie globale pour sécuriser votre activité, optimiser vos revenus et préparer l’avenir. 

Quand est-ce vraiment rentable de passer en société ?

Pas de panique : on ne vous demande pas de vendre votre maison pour créer une société. Voici le calcul simple pour savoir si c’est le bon moment.

Le seuil de rentabilité : à partir de 50 000 € de bénéfices

En dessous de 50 000 € de bénéfices annuels, les économies d’impôts ne suffisent pas toujours à justifier les coûts et la complexité administrative. Au-delà, c’est un vrai game-changer.

Voici une comparaison détaillée pour un médecin ou dentiste avec un bénéfice annuel de 50 000 € à 100 000 €

 

Hypothèse50 000 € Cotisations sociales ISOC IPP Total
Indépendant 10 000 € 0 11 000 € 22 000 €
Société 4 000 € 7 000 € 4 000 € 15 000 €

 

Hypothèse

100 000 €

Cotisations sociales ISOC IPP Total
Indépendant 20 000 € 0 32 000 € 52 500 €
Société 4 000 € 20 000 € 11 000 € 34 000 €

Quand est-ce vraiment rentable de passer en société ?

Passer en société implique des frais de constitution et des coûts annuels (comptable, TVA, etc.). Mais avec les économies réalisées, vous rentabilisez votre investissement en 1 à 2 ans.

Notre conseil

Si votre bénéfice dépasse 60 000 € par an, passez en société. C’est le seuil où les économies deviennent vraiment intéressantes.

Talents House vous accompagne

Chez Talents House, nous accompagnons les médecins et dentistes de Charleroi et sa région dans cette transition avec :

  • Une expertise comptable, fiscale et juridique adaptée à votre secteur.
  • Un accompagnement sur mesure pour optimiser vos revenus et protéger votre patrimoine.
  • Une disponibilité sans faille pour répondre à toutes vos questions.

Prêt·e à sauter le pas ?

Contactez-nous dès aujourd’hui pour un audit de votre situation et bénéficiez de conseils personnalisés.

Libérez votre talent grâce à notre accompagnement

★★★★★ 4.9 | 36 avis Google

Réforme de l’impôt des personnes physiques : nouvelle loi adoptée !

Réforme de l’impôt des personnes physiques : nouvelle loi adoptée !

La loi portant sur la réforme de l’impôt des personnes physiques, adoptée le 17 juillet 2026 dans le cadre de l’accord de gouvernement 2025-2029, introduit des changements majeurs pour les dirigeants d’entreprise, les indépendants, les professionnels de l’IT, les travailleurs et les bénéficiaires d’allocations. Cette réforme entrera progressivement en vigueur à partir de l’exercice d’imposition 2027.

Pour les experts-comptables, les dirigeants et les professionnels du droit fiscal, comprendre ces nouvelles règles est essentiel pour accompagner au mieux leurs clients ou leur entreprise. Voici un aperçu complet des principales modifications à retenir.

1. Impacts sur les sociétés et les dirigeants d’entreprise

La réforme cible particulièrement les dirigeants qui exercent via une société, avec des mesures strictes pour limiter les avantages en nature (ATN) et renforcer les obligations de rémunération.

Avantages de toute nature (ATN) : un plafond à 20 %

À partir de l’exercice d’imposition 2027, les avantages de toute nature (voiture de société, logement, etc.) ne pourront plus représenter plus de 20 % de la rémunération totale du dirigeant. En cas de dépassement, la société perdra le bénéfice du taux réduit de l’impôt des sociétés (20 %). Une mesure qui vise à limiter les abus et à recentrer les rémunérations sur des salaires transparents.

Pour les experts-comptables à Charleroi et en Wallonie, il sera crucial d’auditer les packages de rémunération des dirigeants pour éviter tout risque fiscal.

Rémunération minimale portée à 50 000 €

La rémunération minimale pour bénéficier du taux réduit à l'impôt des sociétés passe de 45 000 € à 50 000 € (exercice 2027), avec une indexation annuelle. Une hausse qui impacte directement les PME et les start-ups, où les dirigeants combinent souvent salaires et dividendes.

2. Droits d’auteur pour les professionnels de l’IT : un régime assoupli

Les développeurs de logiciels et les professionnels IT pourront à nouveau bénéficier du régime fiscal des droits d’auteur (15 %) sous conditions strictes. Ce régime s’appliquera aux rémunérations perçues pour la cession de droits d’auteur à leur employeur, à condition que :

- Les activités relèvent bien de la création de logiciels ou de solutions technologiques.
- La rémunération soit directement liée à la propriété intellectuelle produite.

Une opportunité pour les entreprises IT de Charleroi et de Belgique de structurer fiscalement les rémunérations de leurs talents.

3. Indépendants : déduction forfaitaire et fin des versements anticipés

Les indépendants en personne physique (à titre principal ou complémentaire) bénéficient de deux mesures phares

Déduction de 10 % du bénéfice imposable

- Jusqu’à 620 € en 2027.
- Jusqu’à 830 € à partir de 2029.
- Une déduction forfaitaire qui simplifie la gestion fiscale et réduit la charge administrative.

Suppression des versements anticipés

Dès 2026, les indépendants ne seront plus tenus d’effectuer des versements anticipés. Une mesure à manier avec la plus grande prudence et qui nécessite une planification fiscale rigoureuse pour éviter les mauvaises surprises lors de la réception de l'avis de paiement de l'impôt.

 

4. Travailleurs : exonération fiscale en hausse et bonus à l’emploi renforcé

Les travailleurs voient plusieurs de leurs avantages fiscaux évoluer, avec une hausse progressive de l’exonération fiscale et des mesures ciblées.

quotité fiscale en augmentation

Passage progressif de 10 910 € en 2027 à 15 600 € en 2031.
Une progression qui vise à soutenir le pouvoir d’achat, notamment pour les ménages modestes.

Bonus à l’emploi fiscal renforcé

Dès 2027, le bonus à l’emploi (ou “work bonus”) sera majoré, offrant une réduction d’impôt supplémentaire pour les bas et moyens revenus.

Heures supplémentaires : un traitement fiscal plus avantageux

- 240 heures/an (360 heures dans l’horeca) sans sursalaire : exonérées d’impôt.
- 180 heures/an avec sursalaire : réduction d’impôt possible.
Une mesure qui incite à la flexibilité tout en soutenant des secteurs comme la restauration.

Quotient conjugal : un avantage en voie de disparition

- Réduction de moitié d’ici 2029 pour les non-pensionnés.
- Extinction sur 20 ans pour les plus de 66 ans.
- Pas d’indexation du montant maximum.

Une réforme qui impacte les couples où un seul membre travaille, avec des conséquences sur la planification successorale et fiscale.

5. Bénéficiaires d’allocations : des réductions d’impôt limitées

Les pensionnés et les bénéficiaires de revenus de remplacement (chômage, invalidité) verront leurs réductions d’impôt diminuer à partir de 2027.

nouveau taux dinstinc pour les revenus complémentaires des pensionnés

Pour les pensionnés ayant des revenus professionnels complémentaires, un taux fixe de 33 % s’appliquera (sauf pour les flexi-jobs).

6. nouveau taux distinct pour les revenus complémentaires des pensionnés

Pour les pensionnés ayant des revenus professionnels complémentaires, un taux fixe de 33 % s’appliquera (sauf pour les flexi-jobs).

7. Cotisation spéciale de sécurité sociale : individualisation et réduction

À partir de 2029, la cotisation spéciale de sécurité sociale sera calculée individuellement, avec un plafond réduit de moitié. Une mesure qui vise à simplifier le système et à réduire les inégalités entre travailleurs.

8. Exclusions et mesures spécifiques

- Doctorants exclus : ils ne pourront plus bénéficier du crédit d’impôt pour enfants à charge, du quotient conjugal ou du transfert de la quotité exemptée (à partir de 2027).
- ATN pour les employés et les dirigeants : dans la mesure où les ATN dépassent 20% de la rémunération totale, une cotisation complémentaire de 7.5% sera taxable dans le chef de l'employeur ou de la société dont le dirigeant tire ses revenus. 

une réforme à anticiper dès maintenant

La réforme de l’impôt des personnes physiques 2026 bouleverse de nombreux dispositifs fiscaux en Belgique. Pour les dirigeants, les indépendants, les professionnels IT et les travailleurs, une planification proactive est indispensable pour :

- Optimiser sa rémunération (salaires vs dividendes, ATN).
- Bénéficier des nouvelles déductions (indépendants, heures supplémentaires).
- Anticiper les changements (quotient conjugal, bonus à l’emploi).

Besoin d’un accompagnement personnalisé ? Nos experts-comptables et juristes fiscalistes sont là pour vous guider dans cette transition.

Prochaines étapes

Si vous souhaitez approfondir un point spécifique (ex : optimisation fiscale pour les dirigeants, structuration des revenus pour les indépendants, ou impacts du quotient conjugal), n’hésitez pas à nous contacter. Nous proposons des audits fiscaux et des conseils sur mesure pour vous aider à naviguer sereinement dans ce nouveau paysage fiscal.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

Libérez votre talent grâce à notre accompagnement

★★★★★ 4.9 | 36 avis Google